Dernière minute
Société
Du fond du cœur, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui ont été présents aux côtés de notre famille et nous ont soutenus dans la célébration de la belle vie de notre cher Père, décédé paisiblement à l’âge de 92 ans.
92 années de vie, 92 années de souvenirs, et un…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
À l’YMCA, Tony Kanku Shiku aborde sans détour le dialogue, Kabila et le tribalisme.
À l’occasion de son intervention devant une foule des jeunes venus de coins et recoins de Kinshasa réunis…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
Au terme de cinq jours d’échanges, du 26 au 30 octobre 2026, à l’occasion de la deuxième édition de la Semaine nationale du climat (SENAC 2), les participants ont appelé à la construction d’un…
Tshisekedi se démarque de la voie armée de Kabila : « Je ne prendrai jamais les armes contre mon pays ! »
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a réaffirmé son refus catégorique de recourir à la lutte armée pour exprimer un désaccord politique ou contester le pouvoir en RDC.
« Je ne prendrai jamais les armes contre mon pays », a-t-il déclaré vendredi 30 octobre devant la communauté congolaise vivant à Moscou, en Russie, en marge du troisième Sommet Russie-Afrique. Une déclaration qui intervient dans un contexte politique marqué par l’engagement de son prédécesseur, Joseph Kabila, à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), issu de la mouvance AFC/M23.
Face à ses compatriotes, Félix Tshisekedi a présenté son passage à la tête de l’État comme une mission temporaire, dont la priorité reste le rétablissement de la paix et la relance du développement national. Il a également évoqué sa disponibilité à accompagner son successeur après son départ du pouvoir.
« Moi, je suis un passager et le Congo restera toujours le Congo. Mon combat, ma mission est de rétablir la paix en RDC et de remettre le pays sur les rails du développement pour aller de l’avant. Celui qui viendra après moi va continuer le travail. Je serai à sa disposition », a-t-il affirmé.
Le chef de l’État a ainsi appelé les Congolais à soutenir les institutions et à privilégier la continuité de l’action publique au-delà des alternances politiques.
L’UDPS, UN COMBAT SANS TOUCHER AUX ARMES
Pour justifier cette position, Félix Tshisekedi s’est référé à l’histoire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fondée autour de son père, Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Il a rappelé que le parti avait privilégié la lutte politique non armée pour conquérir le pouvoir, malgré les tentatives de soutien militaire qu’auraient proposées certains pays voisins.
« Nous avons mené ce combat avec l’UDPS dans ce pays depuis 1980. Derrière Étienne Tshisekedi wa Mulumba, nous avons combattu sans toucher aux armes, et pourtant, ce n’est pas la tentation qui manquait », a-t-il rappelé.
Le président congolais a notamment évoqué des propositions d’assistance militaire formulées, selon son récit, par des pays voisins qui souhaitaient soutenir l’opposition contre le régime de Mobutu.
« Nous avons dit niet. Nous avons dit que nous allions nous battre sans toucher aux armes », a-t-il insisté.
LA CRISE SÉCURITAIRE EN TOILE DE FOND
Cette prise de position intervient alors que l’Est de la RDC reste confronté aux violences armées, malgré les initiatives diplomatiques engagées pour ramener la paix. Les accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, sous médiation américaine, ainsi que le processus de Doha impliquant le gouvernement congolais et l’AFC/M23, peinent encore à produire des avancées tangibles sur le terrain.
La prise de direction du FRN par l’ancien président Joseph Kabila ajoute une nouvelle dimension à cette crise, dans un environnement marqué par la persistance des affrontements et les tensions politiques internes.
Entre les engagements diplomatiques et la réalité militaire dans les zones de conflit, le défi demeure considérable : transformer les discussions en avancées concrètes pour restaurer la sécurité et l’autorité de l’État.
En revendiquant son attachement à la voie non armée et en promettant de se rendre disponible pour son successeur, Félix Tshisekedi remet ainsi au centre du débat la question de la responsabilité politique et de la transmission pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo.
Jérémie ASOKO