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Tshikapa : les députés invisibles pendant les vacances parlementaires !
Alors que les vacances parlementaires se poursuivent depuis plus d’un mois, les élus de Tshikapa, tant au niveau national que provincial, font cruellement défaut sur le terrain. Ni les deux députés nationaux ni les quatre provinciaux n’ont effectué de descente significative auprès de leurs bases, suscitant mécontentement et frustration parmi les populations locales.
Plusieurs sources concordantes indiquent que cette tendance n’est pas nouvelle. «Ils ne viennent qu’en période électorale. Une fois élus, ils disparaissent», déplore un habitant sous couvert d’anonymat. Ce constat amer est partagé par de nombreux citoyens, qui estiment que leurs représentants manquent à leur devoir de proximité et de redevabilité.
Si certains élus provinciaux seraient toujours présents dans la ville, ils resteraient inaccessibles, cloîtrés dans leurs bureaux ou résidences. D’autres auraient quitté la province pour des raisons personnelles, sans informer leurs mandants de leur disponibilité ou de leurs agendas.
DES VACANCES PARLEMENTAIRES MAL EXPLOITÉES
Période traditionnellement dédiée au retour dans les circonscriptions, les vacances parlementaires devraient normalement permettre aux élus de renouer avec leurs bases, d’écouter les doléances et de préparer des initiatives législatives ou sociales pour la prochaine session.
À Tshikapa, cependant, cette opportunité semble gaspillée. Les problèmes structurels; l'insécurité, le manque d’infrastructures, le chômage... persistent, sans que les députés ne semblent s’en préoccuper activement. «On a l’impression qu’ils ne travaillent que quand l’Assemblée siège. Pourtant, un vrai représentant du peuple doit être présent même en dehors des sessions», regrette une figure de la société civile locale.
UN FOSSÉ GRANDISSANT ENTRE ÉLUS ET CITOYENS
Cette distance alimente un sentiment croissant d’abandon parmi les habitants. Les attentes sont pourtant claires : les populations souhaitent une plus grande transparence, un dialogue régulier et des actions concrètes. «On ne leur demande pas de miracles, mais au moins de venir écouter, de montrer qu’ils se soucient de nous», insiste une jeune activiste.
Certains observateurs politiques soulignent que cette absence pourrait nuire à la crédibilité des élus concernés lors des prochaines échéances électorales. «Quand les citoyens constatent que leurs représentants sont invisibles, ils se détournent de la politique ou votent par défaut. C’est une dynamique dangereuse pour la démocratie», analyse un expert en gouvernance.
Face à ce constat, la société civile et les leaders communautaires exhortent les députés à rectifier le tir. Des rencontres publiques, des compte-rendus périodiques et une meilleure communication sont réclamés pour rétablir la confiance.
Félix MULUMBA KALEMBA