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Toute joint-venture est d’abord une affaire de respect mutuel !
(Fiston Kamanda, Directeur général du Média Presse Libre)
Une coopération fondée sur des liens sincères a toujours duré plus longtemps et contribué à l’émergence tant économique que social de plusieurs Etats. Cette sincérité fait naître la confiance ainsi que le respect mutuel permettant aux pays collaborateurs de tracer ensemble une même voie vers le développement durable.
La République Démocratique du Congo en a tissé de bonnes relations de coopération avec la République populaire de Chine. Cette coopération a permis l’installation des différentes entreprises chinoises en RDC, qui est aujourd’hui bénéficiaire de la grande expertise chinoise en termes d’infrastructures, mais aussi d’une bonne collaboration entre les peuples congolais et chinois ainsi qu’à la création des joint-ventures.
En tant qu’association d’entreprises ayant pour objet la réalisation d’un projet commun, une joint-venture (JV) se fonde sur la confiance réciproque. Comme il est souvent dit ; il n’est, du reste, meilleure preuve de confiance en affaires que la création d’une Joint-venture réunissant au minimum deux entreprises dans un projet commun.
Il va de soi que, pour des raisons de transparence, qu’il puisse figurer des critères essentiels. Par transparence, s’entend le courage de s’informer chaque fois que c’est nécessaire, question d’éviter tout malentendu.
Ainsi, la synthèse du dernier rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion de la Société générale des carrières et des mines (Gécamines), fait état des joint-ventures dans lesquelles cette entreprise publique congolaise est actionnaire.
Au-delà de la répartition négociée avec ses mandataires censés représenter l’Etat congolais, il y a une méthodologie qui se recommande d’elle-même. Celle de tenir informés les partenaires soit avant, soit pendant ou après toute mission effectuée par une tierce, surtout quand celle-ci dispose de la puissance publique (État). Car, d’une manière ou d’une autre, cette mission les concerne au premier plan.
Il apparaît suffisamment, à la lecture de la synthèse dudit rapport de l’IGF, que les partenaires des joint-ventures n’ont pas été abordés. Autrement, par souci de clarification, la mission l’aurait relevé en intégrant les éléments recueillis des partenaires.
En affaires ou en couple tout comme en amitié, bref en toute association, des problèmes inhérents à la vie ne manquent pas ! Ces problèmes sont souvent liés à la subjectivité ou aux préjugés. La conséquence, généralement, est la méfiance, le soupçon, puis le repli sur soi. Et là, un regard, un mot, un rictus suffit pour qu’on se victimise.
Pareille attitude ne peut qu’affecter le fonctionnement de la joint-venture. Par nature, celle-ci est une belle aventure lorsqu’on met en exergue l’aspect culturel ou lorsqu’il y a interpénétration des us et coutumes puisqu’au finish, il y a enrichissement réciproque et possibilité de cheminer ensemble.
C’est, du reste, le sens du principe « gagnant-gagnant » qui caractérise, par exemple, la coopération sino-congolaise. En cette matière, quoique derniers venus en Afrique postcoloniale, longtemps après les Européens, les Américains et les Nippons, les Chinois se distinguent par la portée des investissements dans lesquels ils s’impliquent avec une touche fine et particulière.
Dans des pays subsahariens comme en Ethiopie, au Sénégal, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, au Congo-Brazzaville, en Angola, en Afrique du Sud, au Zimbabwe…, ce sont les Chinois qui construisent les infrastructures les plus importantes en quantité et en qualité, comparées à celles héritées de la colonisation.
Routes, chemins de fer, écoles, hôpitaux, aéroports et ports, cités résidentielles, centres culturels, centrales électriques, complexes sportifs, palais nationaux, usines de production d’eau dignes, autant d’infrastructures qui construites ou améliorées par la Chine et qui rentrent dans le cadre des joint-ventures, témoignant la vitalité de cette coopération. Et la RDC fait partie des pays africains les plus concernés.
Dans un contexte de coopération mutuelle (gagnant-gagnant), de nombreuses entreprises chinoises ont noué des Joint-ventures avec le gouvernement RD Congolais, dans le but de relever l’économie du pays.
À cet effet, pour assurer le succès des jointes-ventures, il est essentiel que les objectifs des partenaires convergent. Ces objectifs doivent être compatibles pour répondre au projet commun en suivant la même ligne stratégique engagée.