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Tour de Babel et dialogue de sourds à Luanda ?
Comme un air de Tour de Babel hier à Luanda ? Naturellement. Pour le coup, c’est même une banalité que de le constater. Trois présidents de trois aires linguistiques différentes. Le lusophone Lourenço, le francophone Tshisekedi et l’anglophone Kagamé.
Cela dit, on peut parler le même langage, quoique dans différentes langues. Pour le sommet de la capitale rwandaise, c’est là que justement le bât blesse. Car, à en juger par les communiqués rd congolais et rwandais ayant sanctionné la même rencontre, il appert que Tour de Babel rime avec cacophonie ou dialogue de sourds.
Que retenir entre la version de Kinshasa, qui fait état notamment du retrait immédiat et sans condition du mouvement terroriste M23 de ses « positions » en RDC, et le compte-rendu de la presse officielle rwandaise qui souligne que la « question du M23 sera réglée au niveau national dans le cadre du processus de Nairobi ? En termes clairs, Kigali s’en tient à sa sempiternelle thèse d’un conflit congolo-congolais. Un vieux disque rayé que Paul Kagamé joue depuis la naissance, par fécondation in vitro, de l’aînée de rébellions-écran voici près d’un quart de siècle !
Un argument spécieux qui illustre que, sous des dehors de timides avancées, la position rwandaise n’a pas fondamentalement changé. Aux yeux du Président Kagamé, le M23 demeure l’interlocuteur « légitime » avec lequel Kinshasa devrait prendre langue dans le format Nairobi !
En somme, ce nœud gordien constitue le piège permanent par lequel Kigali a beau jeu d’introduire son cheval de Troie pour masquer ses agressions à répétitions.
Faudrait-il continuer dans cette espèce de « Mythe de Sisyphe » ou du « malentendu consentant » que nous impose le Rwanda officiel ? Qu’est-ce qui obligerait Kigali à jouer enfin franc-jeu lorsqu’il n’a même pas la même perception de la tripartite de Luanda que Kinshasa ?
Qu’est-ce qui garantit que, cette fois, est la bonne quand on se rappelle que l’Armée rwandaise, sous couvert du M23, s’était emparée de trois localités le jour même où on avait décidé du cessez-le-feu à Nairobi ?
ll n’y a pas pire pied de nez à la locution latine » pacta sunt servanda » (les pactes, accords… doivent être respectés).
On ne le dira jamais assez. Sans être belliciste, la RDC ne se fera vraiment respecter que le jour où elle fera sienne la thèse de Carl Von Clausewitz « qui veut la paix prépare la guerre« .
Au demeurant, renchérissait cet officier et stratège militaire prussien, « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens« .
Sans un soubassement militaire, hier comme aujourd’hui, ici comme ailleurs, la diplomatie devient bisounours. José NAWEJ