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Tension dans les assemblées provinciales, Suminwa calme la tempête
Les assemblées provinciales sont devenues de véritables bouilloires politiques. Une tension volcanique couve dans les travées des hémicycles provinciaux, transformant les perchoirs en sièges éjectables. Face à la hargne des députés provinciaux privés pour certains de sept mois d'émoluments, Judith Suminwa vient calmer la tempête. Rédoutant de ployer sous l'effet des typhons parlementaires, la cheffe du Gouvernement prône l'apaisement afin de freiner l'avalanche qui menace d'emporter la stabilité des institutions issues des urnes. Recit.
Face à la montée des tensions dans plusieurs provinces, la Première ministre Judith Suminwa a reçu, hier lundi, une délégation des présidents des assemblées provinciales afin d'examiner les causes profondes de l'instabilité institutionnelle et d'explorer des pistes durables pour un meilleur fonctionnement des organes provinciaux.
Cette rencontre, empreinte d'écoute et de franchise, a permis d'aborder des sujets cruciaux tels que la sécurité, la gouvernance locale et les arriérés de paiement qui paralysent le travail des élus provinciaux.
À l'issue de l'audience, Mateus Kanga, président de l'Assemblée provinciale de la Tshopo et porte-parole de la délégation, a insisté sur la nécessité d'aller au-delà des constats habituels.
" Nous avons demandé à la Première Ministre de ne pas se limiter aux communications déjà faites, mais d'analyser les causes réelles de cette instabilité afin d'en proposer une thérapie appropriée", a-t-il déclaré, estimant que la crise actuelle exige une réflexion de fond, plutôt qu'un simple traitement de surface.
La Cheffe du Gouvernement a, de son côté, réaffirmé la volonté du Président de la République Félix Tshisekedi de garantir la stabilité des institutions provinciales et de préserver la cohésion nationale. Elle a encouragé les élus à exercer pleinement leur mission de contrôle parlementaire, tout en les mettant en garde contre les dérives politiciennes.
"Le contrôle parlementaire ne doit pas devenir un instrument de règlement de comptes. Il doit être exercé avec discernement, dans le respect des procédures et en tenant compte du contexte sécuritaire difficile que traverse notre pays ", a-t-elle fait savoir par l'entremise du porte-parole des présidents des assemblées provinciales.
Dans un contexte marqué par la guerre dans l'Est et les tensions internes, la Première Ministre a appelé à la retenue et à la responsabilité politique, soulignant que la stabilité des provinces demeure essentielle à la consolidation de l'État et à la réussite du développement local.
SEPT MOIS D'ARRIERES
Judith Suminwa a également mis l'accent sur la transparence dans la gestion des ressources publiques, rappelant que le suivi des investissements de l'État au niveau provincial doit s'effectuer en synergie avec l'Inspection générale des finances (IGF), la Cour des comptes et les autres organes de contrôle.
Enfin, la question des arriérés de salaires estimés à sept mois pour plusieurs députés provinciaux a été longuement évoquée. La Cheffe du Gouvernement a promis de trouver des solutions rapides à cette situation, qu'elle a jugée prioritaire pour le bon fonctionnement des institutions et la dignité des représentants du peuple.
En rencontrant les présidents des assemblées provinciales, Judith Suminwa envoie un message clair : la stabilité institutionnelle et la bonne gouvernance au niveau local sont des conditions indispensables à la paix, à la cohésion nationale et au développement équilibré de la République démocratique du Congo.
Jérémie ASOKO