Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
SIT-IN DE LA C64, L'A.Ch dénonce 189 blessés graves, plusieurs arrestations, une tentative d'élimination de Jean-Marc Kabund
L'Alliance pour le Changement (A.Ch) de l'opposant Jean-Marc Kabund-A-Kabund affirme avoir enregistré un lourd bilan après la répression du sit-in de la coalition C64, organisé le 12 juin à Kinshasa contre le projet de changement de la Constitution. Dans un communiqué publié ce week-end, le parti fait état de 189 blessés graves, trois cas de fractures et plusieurs arrestations parmi ses militants, tout en dénonçant une opération ciblée visant son président national.
L'A.Ch accuse la Police nationale congolaise (PNC) et des éléments de la Force du progrès, mouvement de jeunesse affilié au parti présidentiel, d'avoir mené des attaques coordonnées contre ses structures et ses membres avant même le début de la manifestation.
Selon le parti, son siège national situé dans la commune de Limete, aurait été pris pour cible, tandis que plusieurs militants auraient été agressés alors qu'ils tentaient de rejoindre les autres manifestants mobilisés pour dénoncer la loi sur le référendum et toute initiative de révision de la Constitution du 18 février 2006.
Dans un ton particulièrement sévère, l'A.Ch évoque ce qu'elle qualifie de "projet d'élimination physique" de Jean-Marc Kabund-A-Kabund et met directement en cause les autorités sécuritaires et administratives de la capitale.
COMPLICITÉ DU GOUVERNORAT DE KINSHASA
"La Police nationale congolaise, associée à la Force du progrès, milice du pouvoir en place, a fait usage des gaz lacrymogènes, des cocktails Molotov et des machettes pour accomplir leur sale besogne", affirme le communiqué.
Le parti estime que les violences observées témoignent d'une préparation préalable et d'une coordination entre plusieurs acteurs institutionnels. Il évoque notamment une présumée complicité du gouvernorat de Kinshasa, de la Police nationale congolaise et du ministère de l'Intérieur.
Au-delà du bilan humain, l'A.Ch déplore également d'importants dégâts matériels. Son siège fédéral du district de la Funa aurait été vandalisé et plusieurs biens détruits ou emportés lors des incidents.
Malgré ces événements, la formation politique de Jean-Marc Kabund réaffirme sa détermination à poursuivre son combat politique contre toute modification de la Constitution et à défendre les libertés démocratiques.
Sur le terrain, l'opposant Martin Fayulu avait fait état de deux morts et de plusieurs blessés. De son côté, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) a annoncé la publication prochaine d'un rapport d'enquête après avoir mené des vérifications auprès de certaines victimes présumées.
À l'inverse, l'Hôtel de Ville de Kinshasa et le gouvernement central rejettent jusqu'à présent toute hypothèse de pertes en vies humaines parmi les manifestants, alimentant davantage la controverse autour des événements du 12 juin.
Dans l'attente des conclusions de l'enquête de la CNDH, la répression du sit-in de la C64 continue de susciter de vives tensions politiques, chaque camp défendant sa propre lecture d'une journée qui pourrait marquer un nouveau tournant dans le débat sur l'avenir constitutionnel du pays.
Jérémie ASOKO