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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Sylvain Ekenge : "Les FARDC ne sauraient être confondues avec des groupes armés"
L'armée congolaise s'est exprimée, le weekend à Kinshasa sur le nouveau rapport des Nations Unies qui épingle plusieurs acteurs armés dans les exactions commises contre les civils entre janvier et juillet 2025 dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Le document onusien cite notamment les combattants de l'AFC/M23, les milices d'autodéfense Wazalendo, ainsi que les Forces armées de la RDC (FARDC) parmi les parties impliquées dans des violations des droits humains.
Le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, a réagi à ce rapport. Selon lui, ce document met surtout l'accent sur les crimes commis par les groupes rebelles, en particulier le M23 et ses alliés.
Face aux médias, le général Ekenge a tenu à clarifier la position de l'armée congolaise. Il a indiqué que la mention des FARDC dans ce rapport ne signifie pas une mise en cause directe pour crimes de guerre. Selon lui, l'armée nationale reste engagée dans sa mission régalienne de protection de la population et de la souveraineté du pays. " Si les FARDC apparaissent dans ce document, c'est principalement en lien avec leur coopération sur le terrain avec les Wazalendo ", a-t-il précisé.
Le porte-parole a également souligné que cette collaboration, souvent circonstancielle, ne peut en aucun cas être assimilée à un contrôle direct ou à une responsabilité des FARDC sur les actes commis par ces groupes d'autodéfense. " Notre armée travaille dans le cadre de la légalité et sous la supervision des autorités nationales. Les FARDC ne sauraient être confondues avec des groupes armés dont elles ne dirigent pas les actions ", a-t-il insisté.
Cette réaction s'inscrit dans un contexte où la communauté internationale multiplie les appels au respect des droits humains et à la protection des civils dans l'Est du pays, théâtre d'une guerre complexe marquée par l'ingérence de groupes étrangers et des alliances locales fragiles.
Pascal NDUYIRI