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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Maxime Prévot : « Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge »
Dans un message relayé devant la presse, hier mercredi 21 octobre, le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, a fustigé une campagne de désinformation susceptible de fragiliser les relations bilatérales entre Bruxelles et Kinshasa.
« Et puisque certains ont cru bon d’établir un lien entre des perquisitions récemment menées par la justice en Belgique et notre position sur la situation dans l’Est de la RDC, je veux affirmer ici, avec force et toute la clarté nécessaire, qu’il n’y a absolument aucun lien entre les deux. Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge, contrairement à certaines rumeurs aussi infondées que grotesques », a-t-il affirmé d’entrée de jeu.
D’après le chef de la diplomatie belge, cette démarche judiciaire n’est soumise à aucune influence politique du gouvernement belge.
Ainsi il estime ne pas avoir à commenter les initiatives judiciaires en cours. Il a toutefois exprimé ses préoccupations face à l’utilisation politique qui pourrait être faite de ces événements.
« L’œuvre de justice en Belgique est totalement indépendante de toute influence de l’Exécutif. Et je n’ai donc pas à me prononcer sur ces initiatives, même si, en ma qualité de ministre des Affaires étrangères, je peux regretter l’interprétation qui en est faite par certains pour servir leur narratif hostile, vraisemblablement destiné à saper la solidité des relations bilatérales entre la République démocratique du Congo et la Belgique », a-t-il fait savoir.
DES INFORMATIONS INFONDÉES SUR LA TOILE
Maxime Prévot a fustigé la circulation de plusieurs informations qu’il considère comme infondées, notamment sur la toile.
« Je souhaite également mettre en garde contre le niveau particulièrement préoccupant de désinformation auquel nous assistons actuellement. J’ai vu circuler sur les réseaux sociaux de nombreuses assertions fantaisistes, parfois ouvertement complotistes. Ce phénomène est loin d’être anodin. Il produit des effets bien réels et semble contribuer à la diffusion de discours de haine, ce qui est profondément préoccupant et doit être combattu avec la plus grande fermeté », a mis en garde le ministre belge des Affaires étrangères.
PRÉSERVER UN PARTENARIAT FONDÉ SUR LA CONFIANCE
Cependant, le ministre belge a tenu à réaffirmer l’importance des relations entre la Belgique et la RDC. Il a insisté sur la volonté de Bruxelles de préserver un partenariat fondé sur la confiance, tout en mettant en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion publique.
« Je réaffirme, pour conclure, l’excellence de nos relations avec la République démocratique du Congo, la volonté inébranlable de la Belgique de les maintenir à un haut niveau de confiance et de lutter contre la désinformation qui nuirait à nos relations aussi historiques que sincères », a assuré le chef de la diplomatie belge.
Cette sortie du chef de la diplomatie belge intervient à la suite des perquisitions menées en Belgique contre des membres de l’entourage du président Félix-Antoine Tshisekedi, soupçonnés de plusieurs faits présumés notamment de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux.
Le parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) balaie d’un revers de la main ces accusations et considère cette démarche comme une campagne de déstabilisation visant Tshisekedi, menée, selon elle, en complicité avec Kigali, certains opposants congolais et certains responsables officiels belges.
Gloire BATOMENE