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SUITE AUX DERNIERES PLUIES DILUVIENNES : Une dizaine de maisons détruites à Mitendi
Des pluies diluviennes s’abattent régulièrement ces derniers temps à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Les dernières en date celles du lundi 16 et hier mercredi 18 décembre, ont causé des dégâts matériels à Mitendi, dans la commune de Mont-Ngafula, où une dizaine de maison ont été détruites.
C’est le cas sur l’avenue Famalu, rapporte la cheffe du quartier de Mitendi, Adèle Shimba. «Une dizaine de maisons construites sur l’avenue Famalu, au quartier Mitendi, aux alentours des sites érosifs ont été détruites suite à la succession des pluies qui s’abattent dans la capitale ces derniers jours».
La plus dangereuse tête d'érosions du quartier Mitendi est celle située sur l’avenue Famalu, derrière un orphelinat qui a aussi disparu.
Pour la responsable du quartier, la cause de ces incidents est due à la fragilité du sol de cette partie de la ville. «La terre à Mont-Ngafula est fragile avec la succession des pluies les érosions ont progressé et ont ravagé les habitations.
Jusque-là, nous n’avions enregistré que les dégâts matériels, pas encore les pertes en vies humaines puisque la plupart des familles qui vivaient prêts des érosions avaient déjà vidé les lieux », a expliqué le chef du quartier.
Selon un environnementaliste, la solution pour stopper cet érosion est de dupliquer le modèle réalisé à la maternité de Delvaux dans la commune de Ngaliema. « À ce stade même s’il faudrait créer les décharges pirates, cela ne servira plus à rien ; la meilleure façon de stopper cette progression est de construire de grands collecteurs d’eaux comme celui de l’érosion de maternité de Delvaux».
Les habitants du quartier, quant à eux, appellent le gouvernement à mener des études approfondies pour stopper ces érosions afin de sauver les autres maisons qui restent. Ce, pour éviter que des familles se retrouvent sans toi du jour au lendemain. Ceux habitant sur l’avenue Kibassa, au quartier Kimvula, avaient jugé bon de déménager avant que le pire arrive.
Les canalisations d’eaux, construites dans certaines parcelles ainsi que les sacs placés pendant la saison sèche n’ont pas pu stopper la progression de ces érosions.
Fyfy Solange TANGAMU