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Sud-Kivu : la mairie de Baraka dément les rumeurs de "vol d’organes génitaux" en mettant en garde contre la justice populaire
La mairie de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, est montée au créneau pour mettre fin aux rumeurs persistantes faisant état de prétendus vols ou enlèvements d’organes génitaux dans plusieurs quartiers de la ville.
Dans un communiqué officiel daté du 4 mars mars 2026, parvenu à notre rédaction, l’autorité urbaine affirme qu’aucune preuve scientifique ni médicale ne confirme l’existence de tels faits.
Selon la mairie, ces informations, largement relayées dans certaines communautés et amplifiées sur les réseaux sociaux, relèvent pour l’instant de simples rumeurs.
Les autorités locales déplorent que cette psychose ait déjà conduit à des cas de justice populaire, avec des violences infligées à des personnes accusées sans la moindre preuve.
Face à cette situation préoccupante, le maire intérimaire de Baraka, Marie Mukandja Soise, a instruit les forces de l’ordre et de sécurité de renforcer leur vigilance et d’intervenir sans délai dans tous les cas où des tentatives de justice populaire seraient signalées.
Dans son message, l’autorité urbaine prévient que toute personne impliquée dans des actes de violence ou de lynchage pourra être interpellée pour besoins d'enquêtes.
"Toute personne impliquée dans ces actes pourra être interpellée pour besoins d’enquêtes", précise le communiqué.
La mairie avertit également que les individus identifiés à travers des photos ou des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux après des scènes d’agression ou de maltraitance d’un suspect pourront être entendus par la justice et éventuellement arrêtés conformément à la loi.
En conclusion, les autorités urbaines rappellent que nul n’a le droit de se rendre justice et appellent la population, particulièrement les jeunes, à faire preuve de calme et de responsabilité. Elles invitent les habitants à signaler tout fait suspect aux services compétents afin de permettre aux autorités de mener les enquêtes dans le respect des procédures légales.
César IPOKA