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Session parlementaire de septembre : quels enjeux pour une dernière du quinquennat ?
Ce n’est un secret pour personne que la session parlementaire de ce mois de septembre en cours est la toute dernière de la mandature. Elle s’ouvre ce vendredi 15 septembre. Députés et sénateurs s’apprêtent à vivre leurs dernières heures d’honorabilité. Donc, s’il appert que ces assises des élus et des élus des élus auront bel et bien lieu, les conditions – en termes de l’état d’esprit – dans lesquelles elles vont se tenir constituent l’une des inconnues majeures. Une session avec tous les enjeux que de tels travaux cachent au crépuscule de la mandature de ceux qui, cinq ans durant, ont eu pour tâche de voter des lois et de contrôler l’Exécutif.
Quel est l’impact que le travail de cinq ans de ceux que la population a envoyés au Parlement pour parler à son nom a-t-il eu sur le social de cette même population ? Une population qui se plaint de ne pas se retrouver dans le travail que fait l’Exécutif dans son ensemble. Et c’est aux députés nationaux, les envoyés de cette population, que revient la tâche de contrôler le rendement des ministres et autres mandataires sur quoi repose l’espoir d’un panier de la ménagère rempli même au tiers de la population.
A quelques heures de l’ouverture de la dernière session parlementaire, le Congolais lambda se pose moult questions quant à ce qui peut sortir de cette dernière course de fond du marathon. Que sont-ils capables ses députés et sénateurs de réaliser maintenant qu’ils n’ont pas pu abattre plus tôt en cinq ans de législature au cours des sessions auxquelles ils ont eu à siéger ? Parallèlement à cette question, il y a lieu de se demander le soin dont cette ultime session va bénéficier de la part de ceux qu’électeurs que nous sommes avons envoyés au Parlement pour parler en notre nom, alors qu’ils se savent au crépuscule de leur mandature. Electeurs que nous sommes, espérons-nous tirer véritablement des enjeux politiques, financiers, législatifs de ces ultimes assises parlementaires ?
Alors que s’ouvre la session de septembre, les parlementaires excellent dans la production législative et pêchent dans le contrôle parlementaire.
En effet, les loups ne se mangeant pas entre eux ou mieux les membres d’une même famille évitant de se faire mutuellement mal, il est vrai que le contrôle des députés sur l’exécutif n’a été aussi rigoureux et sérieux que le Congolais souhaitait le voir se réaliser. Laxisme, complaisance, complicité, etc., ont toujours caractérisé les quelques interpellations, motions de censure… auxquelles nous avons assisté durant cette mandature. Si bien que la suite était connue d’avance lorsqu’on assistait à de tels scenarii…
Si bien qu’aujourd’hui, à la veille de nouvelles élections, la déception est si forte qu’aujourd’hui, des voix bruyantes s’élèvent pour crier à l’ensemble de ces élus qu’ils devraient beaucoup prier pour se voir renouveler la confiance. Kléber KUNGU