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SELON SON DIRECTEUR DE CELLULE DE COMMUNICATION : Pour Fatshi, la création de 6,4 millions d’emplois durant son second mandat, une priorité
Réélu pour un second mandat avec 73,47% des voix lors de la présidentielle du 20 décembre 2023, le président Félix Tshisekedi ambitionne d’entamer ce nouveau quinquennat avec une feuille de route de six axes majeurs. Invité de la chaîne You Tube Media TV, Eric Nyindu, directeur de cellule de la communication et ancien porte-parole du candidat n°20 lors de la campagne électorale, décline ces axes majeurs qui vont marquer les cinq prochaines années du second mandat du président réélu. La création de 6,4 millions d’emplois, la hausse du pouvoir d’achat de la population, la sécurité dans l’Est du pays, la prospérité, le codéveloppement, l’agriculture, les énergies renouvelables sont les engagements pris par Fatshi Béton devant ses électurs et qu’il tient à concrétiser.
Il s’agit de six engagements que Félix Tshisekedi a pris pendant la campagne électorale qui constituent sa vision qu’il a la responsabilité de concrétiser durant les cinq prochaines années. » Il a la responsabilité de les concrétiser. Vous savez quand vous êtes plébiscité par la population, 73,47 % c’est un véritable plébiscite. Vous avez un grand sentiment de responsabilité, c’est ce sentiment-là qui anime le président Tshisekedi aujourd’hui. Il se dit »les Congolais m’ont choisi, donc je n’ai pas d’excuse pour mettre en œuvre mes engagements « , rappelle Eric Nyindu. Qui précise que parmi ces engagements il y a des priorités à commencer par la création d’emplois. » Il y a une grande proportion de la population environ 70 % qui ont moins de 30 ans. Ce sont des jeunes qui travaillent également dans l’informel et qui arrivent aujourd’hui sur le marché de l’emploi donc on doit créer des emplois pour eux. Le président s’est engagé à créer 6,4 .millions d’emplois en 5 ans « , ajoute le porte-parole de campagne de Fatshi Béton.
VIVRE DECEMMENT DE SON EMPLOI
Il y a également la hausse du pouvoir d’achat comme deuxième engagement. Il faut permettre aux Congolais qui ont un travail qui crée de l’emploi de pouvoir vivre décemment de cet emploi. Ici, il est question de faire bénéficier à la population de richesses du sol et du sous-sol de son pays.
Le 3ème axe reste incontestablement la lancinante question de la sécurité à restaurer dans la partie orientale du pays. Sur ce volet, le directeur de cellule de communication du président de la République parle de deux voies à suivre : la voie diplomatique en réactivant le processus de Luanda et la feuille de route de Nairobi, ainsi que l’option militaire.
Le quatrième engagement est la prospérité qui était parmi les trois qui ont constitué les maîtres-mots de la campagne du candidat numéro 20 : unité, sécurité et la prospérité. Il faut construire cette prospérité avec les Congolais pour les Congolais, notamment dans le domaine économique, souligne Eric Nyindu. Pour y arriver, il faudra faire en sorte que les matières dont regorge le sous-sol du pays (l’or, le diamant, le cobalt, le lithium, le tungstène, le cuivre notamment) profitent aux Congolais en créant des usines de transformation locales pour une plus-value qui se retrouverait dans les assiettes des Congolais.
LE MAROC CHAMPION AFRICAIN ET MONDIAL DES ENERGIES RENOUVELABLES
Dans le domaine des projets du codéveloppement, la RDC est appelée à renforcer sa coopération avec le Maroc qui est très avancé dans ce domaine, ainsi que dans ceux de l’agriculture et des énergies renouvelables. » On sait que le Maroc est un champion non seulement africain mais même mondial des énergies renouvelables. Le Congo est le pays solution en matière d’énergie renouvelable parce que nous avons le fleuve Congo, le soleil et la forêt qui absorbe le CO2 « , rappelle Eric Nyindu.
Pas seulement. La RDC a à gagner beaucoup en profitant des liens historiques très forts avec le Maroc. En effet, des centaines de Marocains ont payé de leur sang pour la cause congolaise dans le cadre des Nations unies (Monuc, Monusco), l’ancien président Mobutu y a été enterré après y être mort.
Parlant des élections du 20 décembre dernier, le directeur de cellule de communication de Félix Tshisekedi les qualifie de très bonnes jamais organisées en RDC. Car, souligne-t-il, elles ont été transparentes, inclusives et qu’à la proclamation des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), il n’y a eu aucun mort. La victoire de Félix Tshisekedi avec 73,47% des voix est un plébiscite. Il tient cette victoire du fait qu’il a été le seul de 20 candidats en lice à avoir sillonné les 26 provinces du pays, que les populations qu’il a rencontrées lors de 53 meetings a tenus ont vu en lui le seul qui leur présentait les garanties de sécurité.
UNE MAJORITE ACQUISE D’AU MOINS 400 DEPUTES
En plus, argumente-t-il, » la quasi-totalité des missions d’observation à la fois nationales et aussi étrangères qui étaient sur place, celle de l’Union africaine, celle des entités sous-régionales même celle aussi des Eglises, l’Église catholique et de l’Eglise ECC, ont toutes dit que ces élections étaient les meilleures élections jamais organisées au Congo. Rappelons que le Président avait promis qu’elles se tiendraient en temps et en heure et ça a été le cas. Elles se sont tenues, je veux dire, à la date prévue par la Constitution, c’est-à-dire 5 ans après le premier mandat ; ce qui était déjà un défi relevé. Elles ont été financées par le gouvernement congolais sans aide extérieure ; près d’un milliard 200 millions de dollars financés par le Congo.«
Au sujet de la majorité parlementaire, l’ancien porte-parole de campagne de Félix Tshisekedi estime qu’ » au-delà de l’UDPS, aujourd’hui les partis alliés à l’UDPS, donc les partis alliés au président, ceux qui formaient l’Union sacrée pour la nation, auraient. entre 390 et 400 sièges, donc (…) une majorité confortable, ce qui veut dire, selon le système politique congolais, le président doit choisir son Premier ministre dans la majorité parce qu’il est issu de la majorité parlementaire. Donc aujourd’hui le président pourra travailler sereinement avec une majorité qui lui est acquise d’au moins, plus ou moins 400 députés sur 500 sièges. Kléber KUNGU