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Sécurité alimentaire: la situation en RDC reste alarmante, selon le Pam et le Fao
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notent une légère amélioration de la situation des personnes en insécurité alimentaire aiguë en RDC. C’était au cours d’un atelier de restitution et de validation des résultats des analyses de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en RDC (IPC), tenu hier mercredi 09 février à Kinshasa.
Selon les résultats obtenus après analyse, 27 millions de personnes soit 26% de la population analysée font face à une insécurité alimentaire aiguë élevée entre septembre et décembre 2021, faisant de la RDC, en raison de la taille de la population analysée, le pays avec le plus grand nombre de personnes en besoin d’assistance au monde.
Parmi les 26% de personnes en insécurité alimentaire élevée, 6% -5% sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC), représentant 6,1 millions de personnes sur la période d’analyse courante (septembre-décembre 2021) et 5,4 millions en projetée (janvier-juin 2022).
Le chiffre le plus élevé de la population en insécurité alimentaire aiguë (crise et urgence) a connu son pic en septembre 2020, une période qui a coïncidé avec l’avènement de la Covid-19, obligeant les autorités à mette en place des mesures de restriction.
Ces résultats ont indiqué qu’il y a cinq territoires les plus touchés et classés en urgence (Djugu, Kamonia, Luebo, Dibaya et Luisa).
Au nom du Gouvernement, le représentant du ministre de l’Agriculture, Baudouin Kalala, a rappelé que ces chiffres ou pourcentages étaient les résultats du cycle de conflit armé, des chocs économiques et des déplacements de population. Ces facteurs font que la RDC demeure aujourd’hui le pays où la situation humanitaire évolue parfois rapidement et demande ainsi d’être suivie régulièrement.
« C’est dans ce contexte que l’IPC a été intégré dans notre pays dans le but de répondre aux besoins à l’information sur la situation des prévalences sur le terrain en matière de la sécurité alimentaire et ce, en faveur de la population« , a-t-il déclaré.
Il a également précisé que depuis 2007, 19 cycles d’analyse ont été effectués. A ce jour, « nous sommes au 20ème cycle d’analyse IPC« , indique Baudouin Kalala. Ainsi, il est utile de noter que les travaux d’analyse IPC, se réalisent sur une fréquence annuelle sur base de données collectées au niveau de chaque province sous la supervision des groupes techniques de travail de l’IPC.
Pour finir, il s’est dit Heureux d’être partie prenante au processus IPC, grâce auquel la RDC est dotée d’un outil d’analyse performant lui permettant de faire le suivi régulier de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Tricya MUSANSI