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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Scène de ménage chez les gardiens du temple, quand l’enveloppe de Félix Tshisekedi divise la notabilité de Kananga
La récente mission du président de la République, Félix Tshisekedi, à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion. Un incident survenu après la remise d’une enveloppe communément appelée « frais de transport » à des chefs coutumiers du territoire de Demba est venu ternir un événement pourtant présenté comme fédérateur.
D’après plusieurs sources, un malaise s’est installé peu après la distribution de cette enveloppe par le Chef de l’État. L’un des bénéficiaires aurait tenté de s’approprier une part jugée disproportionnée de la somme collective. Poursuivi par ses pairs, il a été intercepté à proximité de la paroisse Saint-Laurent, donnant lieu à une altercation en pleine rue. La scène, largement commentée, a été perçue par de nombreux témoins comme choquante et peu compatible avec la dignité des autorités traditionnelles impliquées.
Une affaire qui interpelle les milieux intellectuels
L’épisode n’a pas tardé à susciter des réactions au sein des cercles intellectuels, où il est analysé comme le symptôme d’un malaise plus profond. Pour plusieurs observateurs, cet incident illustre la banalisation d’une pratique devenue courante : la réduction de la participation politique à une transaction financière. Une affaire, du reste, qui interpelle les milieux intellectuels.
Dans une analyse diffusée sur plusieurs plateformes, le professeur Paul-René Lohata Tambwe Okitokosa, directeur du SSCEPLA, replace les faits de Kananga dans un contexte sociopolitique plus large. À ses yeux, la querelle autour de quelques billets, survenue dans l’entourage immédiat d’une visite présidentielle, révèle une conception problématique de l’engagement politique, trop souvent assimilé à une gratification immédiate.
Selon cet universitaire, en République démocratique du Congo, la mobilisation politique...qu’il s’agisse d’assister à un meeting, de soutenir un camp politique, de coller des affiches ou même de manifester contre une agression extérieure...est fréquemment conditionnée par une compensation financière. Le cri récurrent de «transport !» lancé par les foules à la fin des rassemblements politiques est devenu, au fil du temps, un symbole de cette dérive.
Le professeur Lohata rappelle que ce phénomène n’est pas totalement absent des démocraties occidentales, où le politologue Daniel Gaxie a théorisé l’«économie de la rétribution du militantisme». Toutefois, nuance-t-il, cette logique y concerne principalement des militants aguerris, engagés de manière durable dans l’appareil des partis politiques.
Félix MULUMBA KALEMBA