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Royaume-Uni : une leçon de respect des textes sans…Constitution
Impossible ou presque d’échapper à l’actualité britannique. Les obsèques de la Reine Elizabeth II sur fond d’intronisation de son fils, le désormais ex-Prince de Galles et Roi Charles III.
Illustration que le vieux proverbe moyenâgeux « Le roi est mort – en l’occurrence la reine-, vive le roi » n’a pas pris la moindre ride! Preuve aussi et surtout de ce pied de nez grandeur nature que le Royaume-Uni donne avec le flegme très british à la locution latine « Verba volant , scripta manent » , c’est-à-dire « Les paroles s’envolent , les écrits restent « . Car, précisément, la Grande-Bretagne ne dispose pas de Constitution écrite !
Tout au plus un corpus de lois, un faisceau de jurisprudence et de traités tiennent-ils lieu de loi fondamentale. Voici des siècles que cette expérience iconoclaste tient !
Une monarchie » constitutionnelle » -eh pardon- parlementaire exemplaire ! Pas de crise de régime. Pas d’interprétation spécieuse des règles du jeu. Pas de violation de conventions. Pas de chamailleries sur les attributions des compétences entre les institutions. L’avènement au Trône, comme une lettre à la poste, de Charles III quelques jours après celui de la Première ministre conservatrice Liz Truss, témoigne de la solidité de l’architecture institutionnelle britannique.
En contrepoint, au Congo-Zaïre où les constitutions et leurs succédanés sont archi-écrits, que de crises ! Que de blocages ! Que de libertés prises avec la sacro-sainte « Pacta sunt servanda » ! En français : » Les conventions doivent être respectées « . Que d’atteintes à et même d’attentats contre la Constitution ! De la crise Kasa-Vubu-Lumumba au divorce Kabila fils -Tshisekedi fils, en passant notamment par l’épreuve de force Kasa-Vubu-Tshombe, le bras de fer aussi chronique qu’épique Mobutu-Tshisekedi père.
Certes, on ne peut comparer que ce qui est comparable. Il est vrai aussi que comparaison n’est pas raison. Il est, enfin, évident que le mimétisme a fait tant de mal à l’Afrique qu’il est plus que temps que le Continent trouve sa propre voie. Celle qui correspond à ses réalités.
Mais, une fois que l’on a décliné ces formules, dont les deux premières sont vachement éculées, on ne peut s’empêcher de trouver dans les expériences réussies d’ailleurs matière à réflexion, à inspiration et à rectification. D’autant que quelque part, on n’a plus à réinventer la roue.
Dans tous les cas, sorti du contexte économique, la citation du philosophe éclectique Jean Bodin, « il n’est de richesse que d’hommes « , peut aussi s’interpréter par rapport à la gestion de l’Etat. Constitution écrite ou non codifiée, le principal réside dans la qualité d’hommes et de femmes qui président aux destinées des nations.
En l’espèce, la RDC ne souffre pas de l’impertinence de ses textes, mais plutôt du déficit -c’est un euphémisme- d’hommes et des femmes d’Etat. José NAWEJ