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Kinshasa offre un spectacle ahurissant après la pluie
Après la pluie diluvienne qui a arrosé la ville de Kinshasa la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, le spectacle que nous offre la capitale de la RD Congo est tout simplement pitoyable. Si on n'a pas enregistré beaucoup de victimes comme des fois antérieures, hier c'est l'insalubrité qui a contribué à enlaidir davantage la métropole congolaise.
Le plus inquiétant est le fait que c'est dans les marchés que les scènes sont les plus odieuses. Ces lieux de négoce qui auraient dû être les plus propres, en tout temps et en toute circonstance, deviennent irrespirables après la tombée des pluies.
C'est partout que la même observation est faite. De l'est à l'ouest, en passant par le centre, et même dans les quartiers huppés qui sont sensés abriter ceux que Kinshasa compte comme dignitaires, le visage n'est pas différent de celui des quartiers populaires et populeux.
Au vu de cette réalité, des voix s'élèvent pour se poser la question de savoir quand le slogan " Kinshasa ezo bonga " (Kinshasa se métamorphose) va devenir une réalité.
Lorsqu'on passe à côté de l'Hôtel de ville, l'on a de la peine à croire que c'est là le siège de la capitale. Pourtant, c'est ce lieu qui devrait être le miroir du pays.
À quelques lieues de l'Hôtel de ville, s'étend l'avenue du Commerce dont le nom dit tout. Malheureusement, cette voie a perdu toute sa valeur. Les vendeurs pirates l'ont envahie, étalant leurs marchandises par terre au mépris des règles de salubrité publique. Les détritus qu'ils abandonnent se transforment en boue et, après la pluie l'on a de la peine à circuler sur cette artère dans sa jonction avec l'avenue du Marché à Gombe.
LA CREATION D'UNE POLICE D'ASSAINISSEMENT S'IMPOSE
À l'allure où vont les choses, il importe de créer une police d'assainissement dont la mission principale est de lutter contre toute forme d'insalubrité sur la place publique.
Les infractions dans ce secteur sont nombreuses, allant de l'occupation anarchique de la voie publique au jet de toutes sortes d'objets sur la chaussée. Il importe d'imposer une discipline de fer pour faire changer les mentalités des Congolais. Tant que rien ne sera entrepris dans ce sens, la ville de Kinshasa deviendra invivable dans quelques années à venir.
Dans l'immédiat, ce sont les administrateurs des marchés qu'il faut responsabiliser. Ils doivent sortir de leur rôle de percepteurs de patentes pour devenir des vrais leaders novateurs. Chaque jour, ils encaissent des recettes auprès des vendeurs mais qu'ils utilisent à leur gré. Les bourgmestres ne doivent pas continuer à les laisser impunis comme c'est le cas aujourd'hui.
D'ailleurs, hier, lors de la conférence de presse du président Félix Tshisekedi, une consœur lui a posé la question sur la situation de la ville de Kinshasa. Le chef de l'État a reconnu les différents problèmes auxquels fait face la capitale. Il a noté particulièrement le cas des inondations qui trouvent leurs origines justement dans l'insalubrité qui caractérise la capitale. Sans doute que dans les semaines ou mois à venir des mesures drastiques seront prises pour faire sortir Kinshasa de son ornière actuelle.
Après la pluie diluvienne qui a arrosé la ville de Kinshasa la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, le spectacle que nous offre la capitale de la RD Congo est tout simplement pitoyable. Si on n'a pas enregistré beaucoup de victimes comme des fois antérieures, hier c'est l'insalubrité qui a contribué à enlaidir davantage la métropole congolaise.
Le plus inquiétant est le fait que c'est dans les marchés que les scènes sont les plus odieuses. Ces lieux de négoce qui auraient dû être les plus propres, en tout temps et en toute circonstance, deviennent irrespirables après la tombée des pluies.
C'est partout que la même observation est faite. De l'est à l'ouest, en passant par le centre, et même dans les quartiers huppés qui sont sensés abriter ceux que Kinshasa compte comme dignitaires, le visage n'est pas différent de celui des quartiers populaires et populeux.
Au vu de cette réalité, des voix s'élèvent pour se poser la question de savoir quand le slogan " Kinshasa ezo bonga " (Kinshasa se métamorphose) va devenir une réalité.
Lorsqu'on passe à côté de l'Hôtel de ville, l'on a de la peine à croire que c'est là le siège de la capitale. Pourtant, c'est ce lieu qui devrait être le miroir du pays.
À quelques lieues de l'Hôtel de ville, s'étend l'avenue du Commerce dont le nom dit tout. Malheureusement, cette voie a perdu toute sa valeur. Les vendeurs pirates l'ont envahie, étalant leurs marchandises par terre au mépris des règles de salubrité publique. Les détritus qu'ils abandonnent se transforment en boue et, après la pluie l'on a de la peine à circuler sur cette artère dans sa jonction avec l'avenue du Marché à Gombe.
LA CREATION D'UNE POLICE D'ASSAINISSEMENT S'IMPOSE
À l'allure où vont les choses, il importe de créer une police d'assainissement dont la mission principale est de lutter contre toute forme d'insalubrité sur la place publique.
Les infractions dans ce secteur sont nombreuses, allant de l'occupation anarchique de la voie publique au jet de toutes sortes d'objets sur la chaussée. Il importe d'imposer une discipline de fer pour faire changer les mentalités des Congolais. Tant que rien ne sera entrepris dans ce sens, la ville de Kinshasa deviendra invivable dans quelques années à venir.
Dans l'immédiat, ce sont les administrateurs des marchés qu'il faut responsabiliser. Ils doivent sortir de leur rôle de percepteurs de patentes pour devenir des vrais leaders novateurs. Chaque jour, ils encaissent des recettes auprès des vendeurs mais qu'ils utilisent à leur gré. Les bourgmestres ne doivent pas continuer à les laisser impunis comme c'est le cas aujourd'hui.
D'ailleurs, hier, lors de la conférence de presse du président Félix Tshisekedi, une consœur lui a posé la question sur la situation de la ville de Kinshasa. Le chef de l'État a reconnu les différents problèmes auxquels fait face la capitale. Il a noté particulièrement le cas des inondations qui trouvent leurs origines justement dans l'insalubrité qui caractérise la capitale. Sans doute que dans les semaines ou mois à venir des mesures drastiques seront prises pour faire sortir Kinshasa de son ornière actuelle.
Muke MUKE