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Route Mokali : des conducteurs de tricycles contraints de déposer les clients avant le terminus
Des tricycles communément appelés Keweseki en provenance de Ngambu ya pont et Mabanza, sur la route Mokali, sont contraints de déposer les clients plusieurs mètres avant leur destination finale à cause de tracasserie orchestrées par des éléments de la Police de circulation routière routière (PCR) vers Pascal à Kimbanseke. Cette situation est causée par les policiers et autres agents en tenue civile qui exigent un montant de 500 Fc à tout conducteur de Keweseki qui voudrait arriver à leur terminus.
Les usagers de ce tronçon ont profité de la grève des chauffeurs décrétée en ce début de semaine pour dénoncer la tracasserie qu’ils subissent auprès de ces agents de l’ordre.
De leur côté, les chauffeurs se demandent sur base de quoi ces agents exigent ce payement avant de passer. Pourtant, ils payent toutes les taxes exigées par les autorités de transport.
Dépités, certains clients désaprouvent cette pratique, d’autant qu’ils payent normalement leur billet, mais ils ne peuvent arriver à leur destination. Ce qui désavantage la plupart des marchands qui transportent des lourdes charges alors qu’ils empruntent ces tricycles pour descendre à moins d’un mètre de Pascal.
PLAINTES
» Cette situation ne nous arrange pas, parce que nous transportons des colis pour aller revendre nos marchandises au marché Pascal. En nous déposant à plusieurs mètres de notre destination, les transporteurs nous contraignent à emporter nos colis avec nous. Ainsi, nous arrivons fatigués sur nos lieux de vente, après avoir transporté nos bagages. Il nous arrive également de payer des porteurs, ce qui pèse encore plus sur nos budgets « , se plaignent les marchands.
Pour leur part, les écoliers et travailleurs déplorent cette pratique qui les oblige à trotter encore sur de longues distances dans cette route parsemée de boues. Comble de tout, les embouteillages les empêchent de presser les pas. Ils finissent ainsi par arriver en retard dans leurs établissements.
Ainsi, ces passagers font-ils recourir aux autorités de la ville pour les aider à résoudre au plus vite ce problème.
Les chauffeurs ont entamé le lundi dernier une grève pour dénoncer les actes de violences qu’ils subissent de la part des chargeurs dans des parkings, des équipes du ministère provincial des transports et d’autres agents fictifs, installés le long des routes de la capitale. Tricya MUSANSI