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Rose Mutombo et la représentante du HCR collaborent sur la lutte contre l’apatridie
La République démocratique du Congo n’est pas encore membre de différentes conventions sur la lutte contre l’apatridie. Mais elle dispose déjà d’un projet de loi qu’elle va valider pour s’occuper de ces cas. C’est autour de cette question qu’a tourné l’entretien, du 10 août dernier, entre la ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des sceaux, Rose Mutombo Kiese, et la délégation du Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), conduite par Mme Angel Dikongue-Atangana.
Les deux personnalités ont aussi évoqué le dossier lié à l’accession de la RDC aux Conventions qui régissent l’apatridie au niveau mondial et de la Convention de 1954 sur le Statut des apatrides et le Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.
C’était également une occasion pour la représentante du HCR, arrivée en RDC pour prendre ses fonctions au mois de mars 2022, de présenter ses civilités au numéro un de la Justice congolaise.
» C’est ma première rencontre avec la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. C’était véritablement pour lui présenter mes civilités et ensuite, prendre langue avec elle sur des sujets qu’elle a eu à discuter avec ma prédécesseure. Il s’agit notamment de l’appui que nous apportons au comité technique interinstitutionnel de la lutte contre l’apatridie « , a-t-elle indiqué à la presse.
Elle a poursuivi en expliquant que le Comité technique interinstitutionnel de la lutte contre l’apatridie est un Comité que le ministère de la Justice a créé. Il est soutenu par le HCR sur le plan technique et financier.
» Nous nous sommes convenus à réaliser un certain nombre d’actions à prendre immédiatement dont notamment une réunion du comité technique des experts qui travaille sur le volet de l’apatridie. Nous avons évoqué une possible mission de la ministre d’Etat voisin et africain où elle pourrait s’y prendre pour partager l’expérience avec les autres qui sont avancés en cette matière « , a-t-elle renchéri.
Angel Dikongue-Atangana. a, par ailleurs, réaffirmé le soutien de son institution au Gouvernement congolais. » Je viens en soutien au gouvernement. La priorité pour l’Exécutif national congolais est l’établissement d’un cadre légal pour s’occuper des apatrides qui n’existe pas encore en RDC. Mon Bureau appuie le Gouvernement pour qu’il accède à ces Conventions que j’ai décrites mais aussi le cas échéant avoir un cadre légal national « , soutient-elle.
Dans un autre registre, la ministre Rose Mutombo a reçu le directeur pays de l’Ong sud-africaine d’Open Society Initiative for Southern Africa (Osisa), Nick Elebe. Le représentant de cette organisation a présenté ses civilités à la ministre, avant de lui parler de son travail en RDC, de sa nouvelle stratégie africaine et des opportunités de collaborer avec le ministère de la Justice. «
Nous avons été heureux des échanges que nous avons eus avec elle et des perspectives également de partenariat dans un avenir proche « , s’est réjoui Nick Elebe.
Le directeur pays d’Ossisa a fait part à la ministre d’Etat des opportunités qui touchent à la question de la redevabilité pour les crimes les plus graves. Elles touchent aussi au régime des peines et du système carcéral et à la question, bien entendu, des femmes et de leurs droits dans le domaine de recrutement au niveau de la magistrature.
Il est nécessaire qu’il y ait des réformes, notamment en matière des peines. Que l’on réfléchisse sur les peines alternatives qui pourraient être mises en place comme, par exemple, de palliatif à la détention préventive, a conclu le directeur pays d’Osisa. Rocco NKANGA