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Révision ou changement de la constitution : des débats de caniveau entre protagonistes
Depuis que certains sociétaires de l'Union sacrée pour la nation (USN) ont avancé l'idée de réviser ou même de changer l'actuelle constitution, les débats entre les pro et les anti se sont enflammés dans les médias.
Pour tous ceux qui suivent les deux camps opposés, les débatteurs ne font pas preuve de maturité intellectuelle, ni de lucidité. Ils se livrent à des débats qu'on pourrait qualifier de caniveau tant qu'ils font preuve de fanatisme béat.
Comme l'avait déclaré en son temps le président intellectuel Léopold Sédar Senghor, "la raison est hellène, l'émotion nègre", cette affirmation est réelle et se confirme dans le cas d'espèce en RDC.
À suivre les "révisionnistes" ou "changementalistes", ils évitent les questions de fond, notamment celle qui interdit de modifier la Loi fondamentale lorsque le pays est en guerre ou sous état de siège. Leur argumentaire de base est fondé sur le fait que l'actuelle constitution est le fruit des belligérants. Ils oublient proprement qu'à côté de ces derniers, il y avait les délégués de la société civile et ceux de l'opposition. À analyser de près, cette motivation n'est pas consistante et est loin de convaincre.
Pas d'arguments valables
Sur le même registre, s'il faut visionner quelques vidéos postées sur les réseaux sociaux, on trouvera que certains farouches défenseurs de la thèse actuelle de révision étaient ceux qui, sous la Kabilie, s'opposaient catégoriquement à toute tentative de modification de la Loi suprême par le PPRD et ses alliés.
En plus, les pro projet porté par l'USN ne présentent pas d'arguments valables lorsqu'il s'agit des articles verrouillés. L'on sent que leur objectif premier concerne la sauvegarde des avantages que leur procure le pouvoir actuel auquel ils sont attachés, conscience et bourses liées.
En substance, ils tiennent à faire "tabula rasa" (table rase) de deux mandats passés de Félix Tshisekedi, ce qui lui accordera la possibilité de briguer un autre ou d'autres mandats, d'autant plus qu'ils se défendent qu'il n'a pas de mandat mais une mission à accomplir !
Par contre, du côté de la société civile dont certaines ONG de défense des droits humains', et de l'Opposition, les motifs objectifs avancés pour justifier leur position, bien que juridiquement valables, paraissent beaucoup axés sur la lutte politique ou la crainte de voir l'USN continuer à régenter la res publica. On ne sent aucune stratégie populaire pour contrer ce projet, contrairement au pouvoir qui mobilise la population.
Leur antagonisme ne doit pas nuire aux intérêts de la nation
Quoiqu'il en soit, les uns et les autres ne doivent pas perdre de vue que leur antagonisme ne doit pas nuire aux intérêts de la nation. L'expérience du passé doit guider toutes leurs actions. L'amnésie est à proscrire.
En cette période où le pays fait face à des défis sécuritaires majeurs qui exigent la cohésion intérieure, il est plus qu'impérieux de créer une véritable union de cœur et d'intérêts. Les Belges qui nous ont colonisés n'affirment-ils pas que l'union fait la force ?
En plus, l'histoire récente de la RDC nous rappelle que de tels projets qui divisent provoquent toujours des tensions sociales qui entraînent des troubles avec souvent mort d'hommes. Le cas de Rossy Mukendi est encore frais dans notre mémoire. Les politiciens congolais sont obligés de nous éviter de tels scénarii catastrophes, car le peuple a plus besoin de la paix et de meilleures conditions de vie que d'affrontements qui font régresser le pays. Leur positionnement personnel ne doit pas être placé au - dessus des intérêts de la nation. Que de nombreux cas du passé leur servent de leçon. Ce qui arrive de fâcheux aux autres peut aussi leur arriver.
Muke MUKE