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Révision de la loi électorale : la Monusco s’inquiète de certaines décisions prises par la majorité et l’opposition
La Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) regrette certaines décisions prises aussi bien par la majorité que par l’opposition sur la révision de la loi électorale en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Le porte-parole de la mission onusienne, Mathias Gillmann, l’a déclaré hier mercredi 18 mai, lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies.
» Les Nations unies regrettent que l’opposition conditionne sa participation aux travaux à la réouverture d’une décision déjà actée par les institutions du pays. Les Nations unies regrettent également que, le 12 mai, en plénière, les députés de la majorité se soient prononcés contre la publication des résultats par bureau de vote ou encore contre des propositions qui garantiraient la présence des femmes sur les listes de candidats « , a ajouté M. Gillmann.
La Monusco, a-t-il indiqué, reste disposée à soutenir toute initiative constructive et inclusive allant dans le sens de l’unité et de la cohésion nationale. Les Nations unies estiment que la révision de la loi électorale représente l’une des dernières opportunités de renforcer les mécanismes de transparence et de redevabilité susceptibles de garantir des élections de qualité et de restaurer, au moins en partie, la confiance entre les parties prenantes, a ajouté le porte-parole de la Monusco.
L’EFFORT DE MBOSO SALUE
Néanmoins, la mission onusienne en RDC salue, par ailleurs, les efforts de l’Assemblée nationale tendant à favoriser l’inclusivité de la révision électorale en cours d’examen à la Chambre basse du Parlement congolais.
» Adopter une loi électorale garantissant la transparence et l’inclusivité des élections, à tous les niveaux et à toutes les étapes, pour réduire les tensions politiques, institutionnelles et pré-électorales et faciliter la préparation des scrutins de 2023, est essentiel et nous encourageons toutes les parties prenantes à faire preuve de flexibilité concernant les moyens d’atteindre ces objectifs « , a affirmé le porte-parole de la MONUSCO.
12 PROPOSITIONS DE G13 REJETTEES ET 6 AMELIOREES
Sur les 18 propositions du G13, 12 ont été rejetées et 6 « améliorées » sans débat. Les députés membres du G13, auteurs de la proposition de la loi électorale en cours d’examen, ont décidé, le jeudi 12 mai, de se retirer du débat sur la révision de la loi électorale à l’Assemblée nationale. Ils disent avoir levé cette option pour n’avoir pas été autorisés à prendre la parole au débat sur la levée des options relatives à la loi sous examen.
Après la sortie des députés G13, l’Assemblée nationale a rejeté 12 des 18 innovations proposées par cette plateforme. Elle n’a retenu que 5 parmi lesquelles le maintien du seuil de recevabilité des listes à 60% en lieu et place du seuil de représentativité de 1%. C’est-à-dire, pour qu’une liste électorale soit déclarée recevable, elle doit avoir au moins 300 candidats sur les 500 sièges à la députation nationale.
Le vote électronique, l’obligation de la publication des résultats bureau de vote et l’obligation d’afficher tous les résultats bureau de vote par bureau de vote sur le site de la Commission électorale indépendante (CENI) sont aussi retenus.
Par contre, la plénière a rejeté les autres innovations dont le mode majoritaire simple, celles liées aux élections des gouverneurs et sénateurs, l’interdiction de cumul des candidatures, la suppléance par les membres de famille. Rachidi MABANDU