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Kasika, 28 ans après : l’ANVC appelle à préserver la mémoire des victimes
Vingt-huit ans après les massacres de Kasika, Kilungutwe et Kalama, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, le souvenir des victimes demeure profondément ancré dans la mémoire collective.
À l’occasion de cet anniversaire, l’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) appelle à ne pas laisser cette tragédie sombrer dans l’oubli et réaffirme la nécessité de poursuivre les démarches en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation.
Les violences survenues en août 1998 avaient entraîné la mort de nombreux civils, parmi lesquels des femmes, des enfants, des hommes, des religieux et des responsables coutumiers.
Pour l’ANVC, ces victimes méritent que leur mémoire soit préservée et que les responsabilités liées à ces crimes soient établies.
L’association estime que la commémoration ne doit pas se limiter à un devoir de mémoire. Elle doit également servir de rappel sur l’urgence de renforcer les mécanismes judiciaires capables de traiter les crimes graves commis sur le territoire congolais.
L’ANVC plaide ainsi pour que les victimes et leurs familles puissent accéder à la justice, obtenir réparation pour les préjudices subis et bénéficier de garanties permettant d’éviter la répétition de telles violences.
Pour cette organisation, les décennies de conflits et d’atrocités enregistrées dans l’Est du pays démontrent que l’absence de réponses judiciaires suffisantes peut contribuer à entretenir un cycle de violence et d’impunité.
Vingt-huit ans après Kasika, l’ANVC invite donc les autorités tant politiques que judiciaires et l’ensemble de la société congolaise à maintenir vivante la mémoire des victimes et à poursuivre les efforts visant à faire toute la lumière sur les crimes commis.
Pour l’association, se souvenir de Kasika revient également à défendre le droit des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation.
Pascal NDUYIRI