Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
Le débat sur un éventuel dialogue politique inclusif dans le pays se durcit. Denis Mukwege refuse qu’une quête de paix se transforme en mécanisme d’effacement des responsabilités liées aux…
Raïssa Malu et les syndicats du secteur évaluent les engagements du Gouvernement
À dix jours de la rentrée scolaire 2025-2026, prévue le 1er septembre prochain, le ministère de l'Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a ouvert un dialogue direct avec les syndicats. Le jeudi 21 août, sous le chapiteau du Collège Boboto, dans la commune de Gombe, la ministre d'État Raïssa Malu a rencontré les leaders syndicaux nationaux du secteur. Objectif : Evaluer les engagements pris par le gouvernement lors des assises de Bibwa en août 2024 et renforcer la préparation de la nouvelle année scolaire.
Cette rencontre qui a réuni le banc syndical et l'équipe dirigeante du ministère, a permis de dresser un bilan des actions réalisées et de revenir sur les défis persistants, notamment le retard de paiement des enseignants et la gestion du fichier de paie.
UNE DEMARCHE SINCERE
Pour le président de l'Intersyndicale, Godefroid Matondo, cette rencontre traduit une volonté de dialogue. " Nous avons félicité la ministre d'État parce qu'elle a tenu à nous rencontrer en ce moment. C'est la première fois que l'ensemble de l'Intersyndicale échange directement avec son Excellence. Nous lui avons soumis des préoccupations en tant que responsable numéro 1 de notre ministère, pour qu'on puisse trouver des solutions ", a-t-il expliqué.
Parmi ces préoccupations, le syndicaliste a insisté sur les difficultés persistantes de paiement des enseignants, malgré les efforts du gouvernement.
" Il y a des coins du pays où cela fait deux ou trois mois que les enseignants ne sont pas encore payés alors que les fonds avaient déjà été libérés ", avant d'évoquer la nécessité d'une mission de contrôle des effectifs afin de clarifier la situation des enseignants Non payés (NP) et de Nouvelles unités (NU). Selon lui, ce toilettage du fichier de paie est crucial pour une gestion équitable et transparente des salaires.
Présent à cette rencontre, le directeur de cabinet de la ministre, Simon Zono, a dressé un tableau des avancées enregistrées depuis la commission paritaire de Bibwa. Il a, notamment, rappelé la création de la Commission interministérielle de suivi des accords syndicaux, déjà opérationnelle, ainsi que le renforcement du régime contributif de la Mutuelle des Enseignants de la Sous-province (MESP), étendu progressivement sur le territoire national.
" Le gouvernement avait pris l'engagement de faire une majoration de 100 000 FC en faveur des enseignants, et cela a été fait. Beaucoup d'autres situations, comme les primes d'encadrement et les primes spéciales pour fonctions spécifiques, ont également été exécutées ", a-t-il expliqué, soulignant que plusieurs autres recommandations sont en cours d'application.
Concernant le statut particulier des enseignants, Simon Zono a confirmé qu'un projet est en cours afin d'apporter davantage de stabilité et de nouveaux avantages financiers aux éducateurs.
Pour sa part, la ministre d'État Raïssa Malu a réaffirmé la détermination du gouvernement à améliorer les conditions de travail des enseignants, tout en reconnaissant les contraintes budgétaires imposées par la crise sécuritaire dans l'Est du pays.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO