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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Quid de la question orale avec débat adressée au ministre des ITPR?
Les conséquences du délabrement généralisé des voiries urbaines, ,particulièrement à Kinshasa, sont dramatiques. Il y a notamment des embouteillages qui s´observent sur les principales artères de la ville à des heures de forte affluence.
Aucune commune n´est épargnée. Dans les autres provinces du pays, le tableau est plus que sombre. Adieu l´époque où l´on pouvait partir de Kinshasa à Kananga (Kasaï) à bord d´un véhicule VW comme l´a fait Patrice Emery Lumumba dans sa fuite.
Cette merde dans laquelle se trouvent principalement les habitants de Kinshasa remet en surface la question orale avec débat adressée au ministre des Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR), Alexis Gisaro. Déposée au Bureau de la chambre basse du Parlement en 2024, cette question devait être débattue prioritairement lors de la session du mois de mars de l'année dernière. Mais, contre toute attente, ce point n'a pas été inscrit au calendrier des travaux de ladite session. Aucun député, moins encore l'auteur de la question , n'a eu le courage d'interpeller le Bureau de l'organe législatif. Les deux sessions de septembre 2024 et de mars 2025 qui ont suivi, ont passé sous silence cette question. Comme pour dire, l'état affreux de nos routes avec toutes les conséquences qui vont avec, ne préoccupe pas les élus supposés défendre les intérêts de ceux qui les ont mandatés au Palais du peuple.
À l'approche de la session de septembre prochain,, soit-elle budgétaire, les regards de la population sont tournés vers sa Représentation nationale pour s'assurer que ce point sera ou pas, retenu dans le calendrier des travaux de la chambre basse du parlement. Sinon, d'aucuns seraient tentés de croire qu'il y a anguille sous roche. Et, comme pour paraphraser l'ex-ministre de la Justice Constant Mutamba, ça sent la corruption, le peuple en tiendra compte.
Pour revenir à l'épineuse problématique des embouteillages aux conséquences multiformes, il est regrettable de constater que toutes les formules inventées par l'autorité urbaine n'aient produit aucun effet escompté. Il convient donc d'approfondir la question en vue de déterminer les causes profondes et exactes de ce phénomène ,afin d'arrêter les stratégies idoines. En tout état de cause, tant que les routes continueront à demeurer dans l'état où elles se trouvent, il est difficile d'envisager une issue à ce casse-tête.
Muke MUKE