Dernière minute
Société
Au cœur d'un vernissage organisé le 12 septembre dernier à Kinshasa, l'écrivain Emmanuel Mankamba a présenté au public son premier ouvrage intitulé "L'art de l'équilibre : foi, famille et projets".
Publié aux Éditions Royale, ce livre de 124 pages invite à une…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 16 septembre est consacrée à la célébration de la journée internationale de l'identité sous le thème : " Mon identité. Mon ombre. Jamais séparées ! ". À cette…
Étranger
Le pape Léon XIV vient de mettre fin à la réduction des salaires des cardinaux et hauts responsables du Vatican, selon un décret pontifical publié le lundi 14 septembre 2026.
…
Nation
Au lendemain de la marche de l’opposition du 15 septembre, l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi relativise la portée de la mobilisation et appelle la classe politique congolaise à…
« Qu’est-ce que les habitants de Kwamouth ont fait ? », s’interroge Mgr Kwambamba
La messe d’ordination de trois prêtres et trois diacres dimanche 25 septembre s’est transformée en réquisitoire sévère contre des dirigeants du pays face au drame qui se vit à Kwamouth. Dans son homélie, Mgr Jean-Pierre Kwambamba Masi a exprimé sa peine au regard de la violence qui se vit dans Kwamouth, en fait un territoire qui fait partie du diocèse de Kenge dont il est l’évêque.
Le prélat a puisé dans l’Évangile pour exprimer sa peine: « Comme Jésus face à Pilate, les gens de Kwamouth se demandent, si j’ai mal fait, il aurait fallu me dire, mais si je n’ai rien fait pourquoi me frappes-tu? Qu’est-ce que les gens de Kwamouth ont fait ? Qu’est-ce que ces femmes enceintes ont fait? Qu’est-ce que ces enfants qui traversent des centaines de Kilomètres à pied pour se sauver ont fait ? Qu’est-ce que ces femmes avec fardeaux sur la tête ont fait ? » Des questions sans réponse.
Durant la messe, il s’est passé quelque chose d’inédit. En effet, Mgr Kwambamba a fait venir des chefs coutumiers d’espace teke et yaka: » Dans les réseaux sociaux, beaucoup de choses ont été dites sur vous. On a vu des pratiques qui ne sont pas de chez nous. Le recours à la machette, ce n’est pas notre modèle de règlement de différends. Chez nous on a toujours recouru à l’arbre à palabre« , a-t-il dit en substance. Les chefs coutumiers qui se sont retrouvés dans la soirée autour du Prince de l’Eglise et du premier ministre Muzito.
D’une part des chefs teke visiblement marqués par la violence dont ils sont victimes et de l’autre côté les chefs yaka mais majoritairement pelende qui ne savaient rien de cette situation de. Kwamouth mais ont tout appris de leurs collègues teke.
Au regard de ce qui se dit à Kenge le fameux chef yaka qui a allumé le brasier dans le territoire de Kwamouth ne serait qu’un imposteur. Il est donc attendu une déclaration forte à l’issue de la médiation de l’évêque et de l’ancien premier ministre Muzito. Jusqu’à lundi tard dans la soirée le conciliabule se poursuivait à Kenge, en attendant la fumée blanche de ce conclave inédit entre un ancien Premier ministre, un prince de l’église et les princes ancestraux réunis pour trouver la solution face à l’enfer qui se vit à Kwamouth. Il y a eu pourtant un défilé des hommes politiques
De tous bord, de toutes tendances, un peu comme pour montrer leurs biceps mais une fois la messe d’ordination finie ils sont tous repartis à Kinshasa à l’exception d’un homme : le Mfumu Mpa « qui multiplie réunions, rencontres, forums pour trouver une solution à l’africaine au drame de kwamouth. Les Kwangolais lui rendent bien l’ascenseur. A chacune de ses sorties, les salles ont renvoyé du monde.
Depuis le début des violences fin juillet, plus de 150 personnes ont été tuées, des centaines de maisons incendiées et plus de 20.000 déplacés.
Ce conflit est le deuxième drame enregistré au Mai-Ndombe après les massacres de Yumbi suite au conflit entre les ethnies Ntende et Nunu en 2018 et qui avaient fait plus de 500 morts d’après l’Onu. FDA