Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , est arrivé ce jeudi 22 octobre à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la…
Dialogue national : Fayulu ouvre la table à l'AFC-M23, Mushobekwa réclame Cenco-ECC et un pays tiers
Les divergences se précisent autour du dialogue national. Quelques heures après la marche de la coalition C64, la Commission épiscopale Justice et Paix de la Cenco et l'ECC ont réuni, hier mercredi 16 septembre, à Kinshasa, plusieurs acteurs politiques autour des enjeux du dialogue national. Le panel a notamment réuni le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, l'opposant Martin Fayulu et l'ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa.
Si Patrick Muyaya a défendu les fondamentaux et les motivations du processus initié par le chef de l'État, les interventions de Martin Fayulu et de Marie-Ange Mushobekwa ont mis en évidence des propositions différentes sur le format et les conditions de ce dialogue.
Martin Fayulu défend depuis plusieurs semaines l'idée d'un dialogue véritablement inclusif, en s'interrogeant notamment sur le traitement réservé à l'AFC-M23.
L'opposant estime qu'il existe une contradiction entre les négociations engagées avec l'AFC-M23 à Doha et son exclusion du dialogue national à Kinshasa.
MUSHOBEKWA VEUT DEPLACER LE DIALOGUE HORS DE LA RDC
C'est cette politique qu'il continue à défendre même devant les pères de l'Eglise.
Pour Fayulu, associer les acteurs impliqués dans la crise sécuritaire permettrait d'aborder directement les causes du conflit et de rechercher une issue politique. Cette position contraste avec celle des autorités, qui ont indiqué que les groupes armés ne pourraient pas participer au dialogue tant qu'ils n'auraient pas déposé les armes.
De son côté, Marie-Ange Mushobekwa met l'accent sur les garanties devant entourer le processus.
La responsable politique, proche du FCC, demande que les assises se tiennent dans un pays tiers, afin, selon elle, de garantir la sécurité et la liberté de parole de l'ensemble des participants. Elle souhaite également que la médiation soit confiée à la Cenco et à l'ECC, avec l'accompagnement de l'Union africaine et des Nations unies.
Cette proposition s'inscrit dans les conditions avancées par le FCC, qui réclame également un dialogue réellement inclusif, des mesures de décrispation politique et un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des éventuelles résolutions.
DEUX APPROCHES AUTOUR D'UNE MÊME CRISE
Ainsi, les échanges organisés par la Cenco mettent en lumière deux préoccupations distinctes : Martin Fayulu insiste sur l'inclusivité du dialogue et la place des acteurs de la crise sécuritaire, tandis que Marie-Ange Mushobekwa insiste sur le cadre, la médiation et les garanties nécessaires à la participation des différentes parties.
Au-delà des divergences, le débat pose désormais une question centrale : quel format permettra de réunir les différentes forces politiques et les acteurs concernés par la crise congolaise autour d'une même table?
La réponse dépendra notamment des modalités retenues par les autorités et de la capacité des différentes composantes politiques à s'accorder sur les conditions de participation.
César IPOKA