Dernière minute
Société
Oyo ako vivre na conquerence etali ye". Cette phrase en lingala se traduit littéralement en français par "Celui qui vivra dans la concurrence, cela le regarde". Remettons d'abord de l'ordre dans cette phrase qui sonne comme un avertissement que son auteur anonyme a adressé à n'importe qui aurait…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les États-Unis ont réaffirmé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies leur détermination à faire appliquer les Accords de Washington et à poursuivre en justice les acteurs qui compromettent…
Étranger
Le Zimbabwe rejoint la Banque de développement des BRICS, selon le ministre des Finances.
Ceci ouvre l’»accès au crédit» et constitue une »étape décisive»…
Nation
Ayant comparu ce lundi devant la Cour de cassation dans le cadre du dossier Frivao, l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, est arrivé au Palais de justice à bord d'une ambulance…
Pour réduire et mettre fin à la masculinité militarisée : Wilfp invite les décideurs à s’approprier le concept
La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté section RDC (Wilfp/RDC) a organisé hier jeudi 23 juin à Kinshasa, une matinée de présentation des résultats des études et plaidoyer sur la masculinité militarisée en RDC. Cette rencontre a servi de cadre pour mobiliser les institutions afin de s’approprier les résultats qui étaient ressortis des études où on a démontré que la masculinité militarisée était liée à la socialisation ou bien l’identité qui accorde à l’homme une forte domination à l’encontre de la femme. L’auteure de cette étude et présidente nationale de WILPF/RDC a invité les décideurs à s’approprier ce concept, réinterroger pour examiner les normes novices qui caractérisent la société.
Mme Annie Matundu a, avant tout expliqué que, le terme masculinité militarisée est un concept qui parle des normes de genre liées au pouvoir, au contrôle et à la domination. Elle a aussi différencié le concept masculinité positive,négative, nuisible, toxique et militarisée.
D’après elle, Il y’a plusieurs concepts dans la masculinité, notamment la masculinité positive qui doit aider à reduire les inégalités liées au sexe, tandis que la masculinité négative ou toxique c’est beaucoup plus nuisible parce que ici on apprend que l’homme doit être dur, l’homme ne doit pas pleurer. Enfin la masculinité militarisée où l’homme utilise son pouvoir, son contrôle et domination.
Pour finir, Annie Matundu, a fait savoir que cette nouvelle que nous voulons introduire c’est pour que les puissent voir les lois et les programmes afin d’étudier comment réduire et faire de construction de cette masculinité militarisée.
De son côté, la secrétaire exécutif de Men Engage, Emmanuella Kavugho Vasikya, a laissé entendre que ce projet va essayer de voir comment transformer les normes sociales.
» Avec ce projet nous voulons amener les hommes à devenir les agents du changement. Dans notre collaboration avec WILPF/RDC, Men-engage et living peace avons essayé de voir qu’est-ce qu’il faut parce que l’intercession c’est l’homme. La masculinité militarisée est tout ce qui est en rapport avec le pouvoir, le contrôle », a -t-elle dit.
Outre ses études, Wilfp ensemble avec ses partenaires va continuer à travailler afin de changer les hommes en arrivant à comprendre qu’ils doivent jouer un rôle très capital dans l’égalité de sexe. Car l’égalité de sexe c’est de permettre à ce que l’homme et la femme accèdent à des instances de prise de décision et acceptent que la femme est capable.
» De notre part, nous continuons aussi à des sensiblisations sur terrain surtout dans des familles parce que c’est là que commence le problème. Nous devons apprendre ce changement de normes dès le bas âge », a -t-elle ajouté.
Par ailleurs, le coordonnateur provincial et point focal de living peace Institute, Dieudonné Kambale, a indiqué que les résultats ont fait ressortir l’interaction de beaucoup d’autres facteurs entre autres politique, institutionnel, voire même l’environnemental. Ce qui signifie qu’on a besoin d’un engagement de différentes institutions et structures pour qu’ils adoptent une approche qui met en cause les normes nocives et véhiculer les messages qui engagent les hommes et les femmes à adopter une attitude favorable à l’égalité entre les sexes et d’intégrer une approche qui positionne l’homme comme un partenaire à la femme.
Puis, il a ajouté, même les femmes doivent être engagées à aller au delà de l’internationalisation de cette masculinité violente ou aussi elles se mettent à l’écart.
Au terme de cette rencontre, 4 recommandations ont été formulées. Il s’agit de réinterroger les normes patriarcales qui prédisposent l’homme dans une lutte infernale de l’affirmation de sa masculinité; de s’attaquer à la transmission intergénérationnelle des traumatismes et des conflits ethniques; de créer un environnement sûr et propice avec des limites sûres et de faire des recherches qui permettront de soigner le mental des gens encrés dans la masculinité militarisée.
Tricya MUSANSI