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POUR PROTESTER CONTRE LES TRACASSERIES DONT ILS SONT VICTIMES, Les motocyclistes décrètent « deux journées sans moto » les 2 et 3 septembre au Kasaï-Central
La circulation des motos pourrait être fortement perturbée les 2 et 3 septembre au Kasaï-Central. Les organisations représentant les motocyclistes en République démocratique du Congo ont appelé leurs membres à observer « deux journées sans moto » afin de protester contre les pratiques qu'elles dénoncent dans le secteur du transport routier.
À Kananga, cette mobilisation est notamment portée par Soro Guillaume, président national des structures des motocyclistes de la RDC. Il accuse certains agents de la Police de circulation routière de multiplier les sanctions financières à l'encontre des conducteurs de motos.
Parmi les griefs avancés, figure le montant de certaines amendes. Soro Guillaume cite notamment une pénalité de 250.000 francs congolais, imposée, selon lui, pour mauvais stationnement d'une moto à Kananga.
Il estime que les motocyclistes supportent ainsi des charges importantes sans bénéficier, en contrepartie, d'infrastructures adaptées à leurs besoins. « Après la récolte de ces amendes, aucun parking n'a jamais été construit pour les motocyclistes de la ville », déplore-t-il.
DES PARKINGS RÉCLAMÉS
Pour les initiateurs du mouvement, l'objectif des deux journées de protestation est d'attirer l'attention des autorités sur la nécessité de créer des espaces réservés au stationnement des motos.
La revendication concerne particulièrement Kananga, mais les organisateurs souhaitent également voir cette question prise en compte dans les autres villes du pays.
Soro Guillaume appelle, par ailleurs, le gouvernement provincial du Kasaï-Central à anticiper les conséquences de cette suspension temporaire de la circulation des motos. Il demande aux autorités de prévoir des solutions alternatives afin de permettre aux habitants de continuer à se déplacer durant les deux journées annoncées.
UNE MOBILISATION QUI POURRAIT SE PROLONGER
Les structures des motocyclistes préviennent que le mouvement pourrait ne pas s'arrêter aux 2 et 3 septembre si aucune réponse jugée satisfaisante n'est apportée à leurs revendications.
Leur représentant appelle néanmoins les conducteurs de motos à respecter le mot d'ordre. Il met, dès lors, en garde ceux qui choisiraient de poursuivre leur activité pendant la période annoncée.
Selon lui, les motocyclistes qui ne suivraient pas la consigne pourraient faire l'objet de mesures disciplinaires au sein de leurs structures.
Cette mobilisation annoncée place ainsi les autorités face à un double défi : répondre aux revendications des conducteurs de motos tout en garantissant la continuité du transport urbain durant ces deux journées.
Félix MULUMBA KALEMBA