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Plus qu’un simple jeu des chaises musicales !
Crépuscule de Sama Lukonde I ? Oui, si l’on en croit la météo politique. Dans les allées du pouvoir fatshiste, le mot remaniement revient en boucle dans toutes les langues.
A un peu plus d’un an des élections, le Président voudrait sans doute donner un nouvel élan à son action. Or, qui dit élections sous-entend forcément reddition des comptes et donc bilan.
Derrière cette raison plutôt noble, se cache la petite opération » épuration politique ou politicienne « , -c’est selon-. Ce remaniement devrait, sans doute, permettre d’éjecter du gouvernement ceux des membres qui ne « rassurent » plus. A savoir, le derniers des Mohicans katumbistes et la légion kabundiste. En somme, des prémices d’un simple jeu des chaises musicales.
Or, il faut bien plus qu’une retouche de Sama Lukonde I . Félix-Antoine Tshisekedi ne saurait faire l’économie d’un nettoyage au… karcher de l’ensemble de la Fatshisphère en commençant par sa propre cour. Cet entourage que la base même de l’UDPS décrie non sans raison matin, midi et soir. Cet état-major présidentiel désavoué en tshiluba, façon sondage grandeur nature, lors de la virée du Président dans son fief naturel et électoral, c’est-à-dire au cœur du Kasaï. C’est dire.
Si la Présidence de la république compte des conseillers avec parchemins, expertise et expérience; elle » grouille » aussi de conseilleurs, courtisans et zélateurs bling bling plus en vue dans la jet set kinoise que dans les bureaux du Palais de la nation ou de la cité de l’Union africaine. » Le poisson pourrissant toujours par la tête « , remanier le Gouvernement sans nettoyer les écuries d’Augias au sein de la première institution du pays sonnerait comme une symphonie inachevée.
Enfin, mutatis mutandis, les maux visibles à l’œil nu à la Présidence – incompétence, dysfonctionnement, superposition des périmètres d’actions…- sont tout aussi perceptibles au niveau du Gouvernement. Pas sûr, par conséquent, qu’une simple chasse aux sorcières suffise à désenvoûter le Gouvernement.
Pas évident qu’une action humanitaire pour ceux des » fidèles et autres clients politiques » en mal d’affectation ou carrément d’emploi suffise à redonner un second souffle à la gouvernance.
Pas acquis non plus que le recasement des professionnels de la politique qui piaffent d’impatience de revenir aux affaires soit nécessairement la formule idoine à l’élargissement de la base politique du Gouvernement. En un mot, le remaniement sous cette couture présumée risque de s’avérer une mauvaise réponse à une vraie question. José NAWEJ