Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
Plus de 1000 jeunes acquièrent des compétences dans les mines, les infrastructures et la gestion des urgences
Plus de 1000 jeunes Congolais ont pris part à la première Conférence sino-congolaise sur la Formation Professionnelle et Technique le lundi 22 décembre au Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC). Organisée dans le cadre d’une coopération entre la RD-Congo et la Chine, cette rencontre a pour objectif de renforcer l’employabilité de la jeunesse congolaise en développant des compétences adaptées aux grands projets nationaux.
Au cours de cette journée, les participants ont eu l’occasion de suivre des sessions de formation pratique, centrées sur des secteurs tels que les mines, les infrastructures et la gestion des situations d’urgence. Grâce à ces expériences professionnelles, les jeunes ont acquis des compétences et se sont familiarisés avec les normes internationales, ce qui améliore considérablement leur attractivité sur le marché du travail.
En marge de cet événement, une conférence de presse a été conjointement animée par le ministre de la formation professionnelle Marc Ekila et l’ambassadeur de la Chine en RD-Congo Zhao Bin.
Les mines, les infrastructures et la gestion des urgences
À cette occasion, le ministre Marc Ekila a indiqué que la collaboration avec la Chine s’appuie sur l’expertise d’entreprises et de formateurs chinois déjà présentes en RDC. Cette première édition couvre trois secteurs prioritaires : les mines, les infrastructures et la gestion des urgences. L’objectif est double. D’une part doter les jeunes Congolais de compétences techniques avancées et de l’autre répondre à la demande croissante de main-d’œuvre qualifiée sur les grands chantiers du pays.
«Comme le secteur minier et le secteur des infrastructures sont des domaines particulièrement importants dans notre pays, qu’ils génèrent beaucoup d’emplois et nécessitent une main-d’œuvre très qualifiée, nous avons jugé nécessaire de cibler, dans un premier temps, ces deux secteurs. Mais cela ne signifie pas que nous nous arrêterons là. Nous avons également pensé qu’il serait pertinent d’inclure une formation destinée à préparer nos jeunes à intervenir dans le domaine des situations d’urgence. Pour l’instant, nous avons donc ciblé trois secteurs : les mines, les infrastructures et la gestion des urgences. Mais ce n’est qu’un début», a-t-il précisé.
Préparer les jeunes aux interventions en situations d’urgence
Le ministre a également insisté sur la nécessité de préparer les jeunes aux interventions en situations d’urgence, à la lumière des catastrophes naturelles qui touchent régulièrement le pays, et a annoncé que la coopération sera progressivement élargie à d’autres domaines.
«Nous envisageons même des formations mobiles, à l’échelle des provinces, en attendant la construction de nouveaux centres. Des centres de formation ambulants, installés dans des conteneurs et en partenariat avec la Chine, pourraient ainsi atteindre des zones éloignées», assure-t-il.
Le ministre a également insisté sur l’importance de mettre en œuvre une coopération centrée sur la formation, souvent éclipsée par les discussions sur l’infrastructure, l’économie ou la diplomatie.
«La formation de nos techniciens et de notre main-d’œuvre qualifiée est fondamentale pour gérer efficacement tous ces chantiers et grands projets», a-t-il précisé.
Le redressement d’un pays par le renforcement de sa population.
De son côté, l’Ambassadeur Zhao a rappelé que le redressement d’un pays passe avant tout par le renforcement de sa population.
«Le Congo est un pays vaste, très jeune, avec plus de 100 millions d’habitants. C’est un atout, mais aussi un défi, car il faut créer des centaines de milliers d’emplois chaque année. La Chine a traversé des expériences similaires, et nous comprenons l’importance de la formation professionnelle pour le développement du pays», a-t-il déclaré.
Selon ses dires, l’accompagnement chinois se structure autour de trois niveaux : des centres de formation modernes en construction, l’expertise de centaines d’experts sur le terrain, et le soutien aux entreprises chinoises présentes pour former et recruter davantage de Congolais.
Ouvrir des opportunités aux jeunes
Le projet de centre de formation de Kolwezi, par exemple, comprendra trois ateliers et huit laboratoires entièrement équipés et sera opérationnel dès mars 2026. D’autres initiatives similaires sont à l’étude dans plusieurs villes du pays, y compris des solutions innovantes nécessitant des investissements plus légers.
Le ministre et l’ambassadeur ont tous deux insisté sur le fait que cette première conférence n’est que la première étape d’une coopération durable, qui sera institutionnalisée et répétée chaque année, afin d’ouvrir davantage d’opportunités aux jeunes Congolais et de soutenir les projets du pays, tels que l’extension de Kinshasa ou encore le Grand Inga.
En marge de la conférence, un forum de recrutement a été organisé. Cette initiative a offert aux participants la possibilité d’entrer directement en contact avec des employeurs chinois présents dans le pays.
Christian-Timothée MAMPUYA