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OTAN: la Turquie exige le respect du mémorandum par la Suède et la Finlande
Le chef de la diplomatie turque a répondu, en direct, aux questions de la chaîne d’information turque NTV, lundi. Il est d’abord revenu sur le sommet de l’OTAN de la semaine passée à Madrid, notamment sur le mémorandum signé par la Turquie, la Suède et la Finlande.
« La Suède et la Finlande sont dans l’obligation de respecter le mémorandum« , a-t-il insisté.
Avant d’avertir: « S’ils ne s’y conforment pas, nous ne les accepterons pas dans l’OTAN« .
La Suède et la Finlande ont évité la neutralité et ont demandé à rejoindre l’OTAN en mai, une décision motivée par la guerre de la Russie contre l’Ukraine.
Mais la Turquie, un membre de longue date de l’alliance, a exprimé des objections aux propositions d’adhésion, critiquant les pays de tolérer, voire soutenir les groupes terroristes.
Avant le sommet de l’OTAN la semaine dernière, la Turquie, la Suède et la Finlande ont signé l’accord après des pourparlers à quatre, dont l’OTAN à Madrid.
Ce mémorandum permet aux deux pays nordiques de devenir membres de l’OTAN, mais les conditionne à prendre des mesures concernant les préoccupations terroristes de la Turquie et à lever l’embargo sur les armes à Ankara.
À la suite de l’accord trilatéral, l’OTAN a officiellement invité la Suède et la Finlande à rejoindre l’alliance militaire de 30 membres.
Concernant la future opération anti-terroriste qu’Ankara projette de mener dans le nord de la Syrie, Cavusoglu a rappelé que des accords ont été signés avec la Russie et les Etats-Unis pour l’élaboration d’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, le long de la frontière turque. Ces deux pays s’étaient engagés à faire reculer les terroristes du PKK/YPG à 30 km dans l’intérieur de la Syrie, ce qui n’a jamais été appliqué.
« Ces derniers temps, les terroristes ont multiplié leurs attaques vers notre territoire et contre nos soldats en mission dans le nord de la Syrie. Quand la Turquie est confrontée à une menace en provenance de la Syrie, elle l’élimine. C’est aussi simple que ça ! », a-t-il expliqué, ajoutant que la Turquie interviendrait si Washington et Moscou ne respectent pas leurs engagements. AA