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L'expérience nous a rendu sage. Nul n'est méchant volontairement". Un peu de révision de la grammaire ferait quand même du bien. Un mot sur le duo "rendu sage".
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Négociation, ce maître-mot qui se profile…
Coucou les revoilà qui se profilent à l’horizon ! Et ceux qui ont la fortune de disposer de jumelles voient déjà au loin se dessiner à grands traits les contours du maître-mot dans les mois à venir : négociations. Au pays où l’histoire oscille entre répétition et bégaiement, les plus anciens sentent le remake d’un scénario mille fois vécu.
Dans l’Est de la RDC, une rébellion d’opérette comme toutes ses devancières est en passe de s’imposer ou plus exactement d’être imposée comme interlocutrice du Gouvernement congolais. Depuis la genèse des guerres d’agression, de prédation prélude à la balkanisation du pays, la rébellion est utilisée comme arme de déstabilisation massive de la RDC.
A Kinshasa, on ne demande guère d’en finir avec des hors-la-loi, mais de négocier avec eux. Mzee, Joseph Kabila et aujourd’hui Tshisekedi-fils en savent quelque chose. La feuille de route de Luanda, nouveau bréviaire anti-guerre dans l’Est n’est rien d’autre au fond que la courte échelle faite à la cadette de rébellions-écrans de se légitimer en cheval de Troie de l’agenda caché des sponsors de cette si longue guerre. Avant, il y eut l’accord de Lusaka, l’accord global et inclusif de Sun-City, l’accord du 23 mars 2009…
Tout indique donc que le M23 est en passe de finir de manger son pain noir. Bientôt, ce mouvement pourtant qualifié de « terroriste » par Kinshasa s’apprête à enfiler le costume de « partenaire pour la paix » cousu sur mesure pour lui. Les appels incessants aux négociations dans le cadre des processus de Luanda, Nairobi et même d’Addis-Abeba en font foi.
Réceptacle de la « communauté internationale« , les ambassadeurs de 15 pays membres du Conseil de sécurité ont plébiscité, dans toutes les six langues officielles de l’ONU, une « négociation politique« . Une prise de position qui résonne comme en écho à l’appel d’Emmanuel Macron lors de la conférence de presse « hors-normes » donnée conjointement avec son homologue rd congolais. Le double passage du président français et des missi dominici du saint des saints du « machin » estampillé ONU exhale l’odeur d’un parfum archiconnue de Congolais : négociations.
Ce n’est pas tout. A l’interne stricto sensu, qualifiée de « molles« , les oppositions congolaises commencent à démentir cette épithète. Samedi 11 mars à l’appel du trio Fayulu-Katumbi-Matata, des Kinois en nombre non anecdotique ont battu le pavé ou ce qui en reste sur les artères défoncées de la capitale. Une procession à valeur de baromètre grandeur nature dans un pays où le sondage est souvent sujet à caution. Une marche aux allures d’une lampe-témoin si le Pouvoir la débarrasse de toutes les scories et déviances pour en lire la substance. Une manif qui montre bien que le pays réel est loin de souscrire à ce « Tout va très bien Madame la Marquise » tropicalisée en « Fatshi B … » que les partisans et courtisans du Régime chantent matin, midi et soir.
Ajouter au réveil de la rue kinoise, les répétitions générales des troupes dans le Kwilu-hinterland de Kinshasa- avec Adolphe Muzito et à Bukavu avec l’ex-First lady Olive Lembe Kabila sur fond d’incertitudes quant à la tenue d’élections dans le délai.
Pas, dès lors, besoin d’un dessin pour comprendre que l’avion RDC est à la lisière de la zone de turbulences. Et que bien malin celui qui pourra pronostiquer un atterrissage en douceur en décembre 2023. Alors, là aussi, le maître-mot pourrait être…négociations. La boucle est bouclée. José NAWEJ