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" Ne sois pas effrayé par la mort, sois plutôt effrayé par une vie non vécue "
" Ne sois pas effrayé par la mort, sois plutôt effrayé par une vie non vécue ". La rue nous surprend avec cette belle citation à connotation philosophique dont l'auteur est anonyme. Cette assertion signifie qu'il est plus regrettable de passer à côté de sa vie que d'en craindre la fin, car l'important est de vivre pleinement cette vie. Elle met en garde contre l'inertie, l'inaction, et encourage à saisir les opportunités et à vivre de manière significative, plutôt que de s'inquiéter d'un destin inévitable.
On la retrouve notamment dans la culture africaine. Elle est inspirée de citations comme celle de Victor Hugo: " Ce n'est rien de mourir, c'est affreux de ne pas vivre ". C'est la version adoucie de ''Carpe diem'', cette expression latine signifiant ''cueille le jour''. Elle exprime l'idée de profiter du moment présent sans se soucier de l'avenir, car la vie est courte.
Cette maxime, rendue populaire par le poète Horace, est souvent associée à la philosophie épicurienne de la jouissance de l'instant présent. Les philosophes comme Épicure soulignent que la mort n'est pas un mal en soi, car elle n'est qu'une absence de sensation. Ce qui est important, c'est la qualité de la vie que l'on mène au moment présent.
Revenons à " Ne sois pas effrayé par la mort, sois plutôt effrayé par une vie non vécue" pour dire que cette expression nous invite à vivre pleinement, sans verser dans l'excès, sans oublier l'essentiel autorisé par le Créateur de cette vie. Elle suggère que nous ne devons pas regretter de mourir, mais plutôt le fait de ne pas avoir vécu une vie pleine, riche d'expériences.
Cela met en exergue le temps, l'élément majeur et précieux de cette vie. La phrase met en lumière l'importance de notre temps sur Terre. Il est donc plus sage d'utiliser ce temps de manière constructive et épanouissante, plutôt que de le gaspiller en angoisses sur la mort. Cette mort, étant une fin inévitable, nous sommes appelés à franchir le parcours terrestre de façon pleine pour que nous n'ayons pas à regretter de ne pas avoir bien vécu.
D'où l'appel à l'action et non à l'inaction qui est le vrai danger : Au lieu de craindre la mort, il est plus judicieux de redouter une vie que l'on n'a pas vécue, c'est-à-dire une vie passée à s'inquiéter au lieu de vivre.
Cette phrase est souvent citée comme un proverbe africain, exprimant une sagesse populaire sur la vie et la mort. Phrase à connotation philosophique, elle résonne avec des concepts philosophiques qui valorisent l'action et l'expérience sur l'inaction et la peur.
L'idée centrale est que la vie non vécue, c'est-à-dire les regrets, les occasions manquées et le fait de ne pas avoir eu le courage d'être soi-même, est une forme de " mort " plus à craindre que la fin physique, c'est-à-dire la mort.
Kléber KUNGU