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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Mweka : Des ingérences politiques de Kinshasa menacent une réforme sanitaire majeure
*Le Dircab du ministre de la Santé péserait pour que le siège de la nouvelle DPS "Kasaï 2" soit transféré à Ilebo.
La mise en œuvre de la décentralisation des services de santé en République démocratique du Congo fait face à une crise de gouvernance dans la province du Kasaï à Tshikapa. Le processus de création de la nouvelle Division provinciale de la santé (DPS) «Kasaï 2», qui avait désigné à l’unanimité la ville de Mweka comme son siège, est aujourd’hui menacé par des pressions politiques venues de Kinshasa.
Le choix de Mweka pour accueillir le siège de la nouvelle DPS a été le fruit d’un long travail mené par un comité technique, incluant des représentants du ministère de la Santé, de l’OMS et de l’UNFPA. La décision s’est basée sur des critères objectifs et incontestables : Mweka est le pôle naturel qui assure une couverture optimale de neuf zones de santé; la ville dispose de bâtiments opérationnels, y compris un Centre de Distribution de Médicaments (CEDIMET) et un bureau du PEV.
Outre cela, la présence d’un réseau routier, d’une gare ferroviaire et d’un aérodrome en fait un carrefour logistique idéal pour la région; enfin, ancienne capitale sanitaire en 1983, Mweka bénéficie d’une expertise et d’un personnel expérimenté.
Malgré ce consensus, des sources concordantes affirment que le cabinet du ministre de la Santé Publique à Kinshasa tente d’imposer un transfert du siège vers la ville d’Ilebo. Cette décision serait motivée par l’influence du directeur de cabinet du ministre, originaire d’Ilebo, et non par des considérations techniques.
LEVÉE DE BOUCLIERS GÉNÉRALE ET APPELS À LA VIGILANCE
Cette ingérence politique a provoqué une vive réaction de la part des acteurs locaux. Les autorités provinciales, la société civile et les professionnels de la santé dénoncent un «contournement» de leur autorité et une «politisation de la santé» qui pourrait dégrader la qualité des soins.
Les partenaires techniques et financiers, bien que prudents, ont fait part de leurs «profondes préoccupations» face au risque de voir un processus transparent être détourné à des fins personnelles.
Face à cette situation, les acteurs locaux exigent du gouvernement central : le respect de la décision du comité technique, qui a désigné Mweka; l’annulation immédiate de la décision arbitraire d’un transfert à Ilebo; et l’implication des élus locaux pour défendre les intérêts de leur population à l’échelle nationale.
Félix MULUMBA KALEMBA