Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , est arrivé ce jeudi 22 octobre à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la…
Mukwege fustige l'inaction de Kinshasa face au massacre de 319 civils à Rutshuru
L' opposant congolais, Denis Mukwege dénonce le massacre de 319 civils, dont 48 femmes et 19 enfants. Massacre perpétré par des combattants du Mouvement du 23 mars (M23) et des Forces de défense rwandaises entre le 09 et le 21 juillet dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, déplore le Prix Nobel de la Paix, dans un message publié le dimanche 10 août sur son compte X.
Le prix Nobel de la paix 2018 juge inefficaces les Accords de Doha et de Washington pour régler la crise qui sévit dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). C'est un désaveu de Denis Mukwege aux Accords de Doha et de Washington qu'ils qualifient de façade qui laissent un champ libre aux agresseurs.
"Les espoirs suscités par les prétendus cessez-le-feu, issus des Accords de Washington et de Doha se sont révélés une façade destinée à endormir la vigilance internationale et à laisser libre cours aux agresseurs. Pendant ce temps, Kinshasa continue de naviguer à vue, semblant incapable de mesurer l'ampleur du problème", a-t-il affirmé.
Le docteur Mukwege a aussi fait part de son horreur à la lecture du rapport des Nations unies sur ces exactions, qualifiant ces crimes de manifestations supplémentaires de la barbarie que subit le peuple congolais depuis trois décennies. Il a insisté sur la dégradation constante de la situation sécuritaire dans l'Est, où les populations locales continuent de souffrir lourdement.
Malgré ce contexte désastreux, il a réitéré son appel à l'unité nationale, insistant sur le fait que "personne ne viendra sauver le Congo à notre place ". En outre, il a invité la classe politique congolaise à transcender ses intérêts partisans pour faire chorus afin de barrer la route à la balkanisation.
"Combien de Congolais devront encore être sacrifiés pour que la classe politique congolaise prenne conscience de l'urgence et se dresse en rempart contre ce projet de destruction de notre peuple ? ", s'est-il interrogé.
Le 27 juin dernier à Washington, un Accord de cessez-le-feu a été signé entre la RDC et le Rwanda sous la médiation américaine. Selon le président américain, Donald Trump, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront prochainement accueillis à la Maison Blanche pour finaliser le processus.
Gloire BATOMENE