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MINISTRE BELGE EN CHARGE DE L'ASILE ET LA MIGRATION, Anneleen Van clarifie les procédures d'obtention de visas pour la Belgique
Sur les 2500 demandes d’asile en provenance de la RDC reçues par le gouvernement du Royaume de Belgique en 2025, seulement 14 % ont reçu gain de cause et ont ainsi bénéficié du statut de réfugié. C’est ce qu’a révélé, le lundi 13 avril, Anneleen Van Bossuyt, ministre belge en charge de l’Asile et de la Migration, en visite de travail à Kinshasa.
Demander de l'asile pour des raisons économiques ou financières rime avec mention : quitter le territoire belge, foi de Anneleen Van Bossuyt. La ministre belge l'a dit de manière abrupte devant les professionnels des médias.
"En 2025, sur les 2500 personnes qui ont demandé de l’asile, il y a seulement 14 % qui ont obtenu le statut de réfugié. En 2026, jusqu’à aujourd’hui, on n’est qu’à 10 %. C’est pourquoi je pense que c’est important de souligner que demander de l’asile pour des raisons économiques ou financières, ça ne vaut pas la peine, même plus, on ne risque pas, mais on va obtenir un ordre de quitter le territoire et être rentré", a indiqué la ministre belge en charge de l’Asile et de la Migration.
Elle a insisté sur la nécessité de fournir la bonne information à la population, afin d’éviter de perdre du temps et d'être manipulés par certaines organisations à la recherche effrénée du lucre.
"La raison pour laquelle je viens aussi de donner ce message, c’est pour éviter que les personnes soient dans une telle situation, qu’elles perdent du temps et qu’elles payent parfois beaucoup d’argent à des organisations, par exemple, qui leur donnent de fausses informations. Et donc, pour éviter ça, tout d’abord, c’est important d’avoir la bonne information. Les gens sont les bienvenus en Belgique pour visiter leur famille, pour un voyage d’affaires, pour un voyage touristique, par exemple. Mais pour ça, il y a les visas court séjour, mais pas pour séjourner en Belgique. Ça, on ne peut pas faire avec un visa court séjour", a-t-elle martelé.
MAUVAIS USAGE DU VISA COURT SÉJOUR
Par ailleurs, Anneleen Van Bossuyt fustige le mauvais usage que certains Congolais font du visa de court séjour : une fois en Belgique, ils introduisent une demande d’asile. .
"On voit, par exemple, aussi les gens qui obtiennent un visa court séjour et une fois en Belgique, ils demandent l’asile. Donc ce n’est pas possible, ce n’est pas la bonne procédure. Donc on va recevoir un ordre de quitter le territoire, comme je viens de le dire. Et une fois rentré, c’est clair que quand on veut suivre la bonne procédure, c’est possible de venir en Belgique avec un visa court séjour, par exemple, ou en tant qu’étudiant, ou pour travailler avec un visa de travail. Donc ça, c’est possible", a précisé la ministre belge.
La ministre belge en charge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, effectue sa toute première visite officielle en RDC. Dans son agenda, il est prévu notamment des échanges avec les autorités congolaises sur plusieurs dossiers d’actualité liés aux questions migratoires. Elle entend mettre cette visite de travail au profit pour sensibiliser la population congolaise aux risques associés à l’immigration irrégulière.
Cette mission survient dans un contexte où la Belgique est confrontée, depuis plusieurs mois, à une forte augmentation des demandeurs d’asile également appelés demandeurs de protection internationale en provenance du Congo Kinshasa. Les autorités belges évoquent des chiffres en forte augmentation, passant d’environ 1 250 demandes en 2023 à 2 500 en 2025. Cette tendance à la hausse se confirme au cours des trois premiers mois de l’année 2026, avec plus de 450 demandes déjà enregistrées.
Gloire BATOMENE