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MANIFESTATION CONTRE DES MIGRANTS EXPULSES DES USA ACCUELLIS A KINSHASA, Envol dénonce: " Le Congo n'est pas une poubelle à louer"
Le parti d'opposition, Envol exige la libération de Me Nicolas Lenga, haut cadre du parti et Merdi Manzengo, président sectionnaire/Camp Luka, hier lundi 27 avril. En outre, dans un communiqué officiel, le parti exige la libération de toutes les personnes arrêtées, l'ouverture d'une enquête indépendante et l'établissement des responsabilités.. Ce, après une marche politique sur deux axes, à savoir au rond-point Kintambo-Magasins et au boulevard Sendwe contre la politique du Gouvernement accueillant de migrants refoulés des États-Unis d'Amérique ainsi que d'anciens collaborateurs afghans de forces américaines.
"Kinshasa eza fulu te! Le Congo n'est à une poubelle à louer" a lancé Envol dans sa campagne de sensibilisation.
"Me Nicolas Lenga, haut cadre du parti, et Merci Manzengo, président sectionnaire Camp Luka, ont été interpellés, dénudés et violemment frappés par des éléments de la Garde républicaine, avant d’être conduits vers une destination inconnue.
Ces faits sont survenus alors qu’ils exerçaient un droit fondamental : celui de manifester pacifiquement contre une politique contestée d’accueil en République démocratique du Congo de migrants refoulés des États-Unis ainsi que d’anciens collaborateurs afghans des forces américaines.
De tels agissements constituent des violations graves des libertés publiques, en particulier du droit de manifestation, du respect de la dignité humaine et de l’intégrité physique", a fustigé Delly Sesanga.
Et de conclure :"Je condamne avec la plus grande fermeté ces dérives et exige la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées ;
la cessation immédiate de toute violence à l’encontre des citoyens ; l’ouverture d’une enquête indépendante et l’établissement des responsabilités.
Aucune raison d’État ne saurait justifier la violence contre des citoyens exerçant leurs droits fondamentaux".
UNE MARCHE PACIFIQUE RÉPRIMÉE PARLA POLICE ET LES FORCES DU PROGRES
À en croire Fabrice Mwanza, cadre d'Envol, lors de cette manifestation pourtant
" pacifique", les éléments de la Police nationale du Congo et les Forces du progrès, branche rattachée à l'UDPS et réputée ses méthodes violentes, ont attaqué les militants et cadres du parti.
Au nom des Accords avec l' administration Trump, la RDC a signé un protocole pour l'accueil par Kinshasa de migrants expulsés par les USA. Parmi eux, des ressortissants de la Colombie, du Pérou et de l' Équateur.
Cette question migratoire divise la classe politique et l'opinion publique congolaise, d'autant plus qu'elle n'a été débattue au Parlement. En outre, les contours de cet Accord ne sont pas élucidés dans un pays déjà fragilisé depuis plus d'une trentaine d'années dans sa partie orientale avec l'ouverture, en 1994, d'un corridor humanitaire sous pression de la Communauté internationale, lors de l'opération turquoise au Rwanda.
Gloire BATOMENE