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Maintien du calme dans la capitale : Des patrouilles communes Armée-Police lancées hier après le coup manqué
La capitale congolaise est sous haute sécurité. À la suite d’une tentative de coup d’État survenue le dimanche 19 mai dernier au palais de la Nation à Kinshasa, leas autorités congolaises ont annoncé, hier, le lancement de patrouilles mixtes entre la police et l’armée dans toute la capitale congolaise.
Cette décision a été prise lors d’une réunion de sécurité entre le commissaire général de la police nationale congolaise, Benjamin Alongaboni et le commandant régional des FARDC. Selon le commissaire provincial de la police, Blaise Kilimbalimba, qui a lancé officiellement ces patrouilles, leur objectif est de renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens après les événements du week-end.
«C’est mardi dans la soirée que le commissaire provincial de la police nationale congolaise Blaise Kilimbalimba a lancé des patrouilles mixtes FARDC -police sur toute l’étendue de la ville. C’est pour renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens après le coup d’état manqué le dimanche dernier dans la capitale « , renseignent les services de communication de la police nationale congolaise.
Les patrouilles auront également pour but de lutter contre les marchés pirates et les nuisances sonores dans la ville. Elles viennent s’ajouter à l’opération « Panthère noire » lancée précédemment par le ministère de l’Intérieur pour réduire l’insécurité en traquant les délinquants.
La République démocratique du Congo a frôlé une grave crise politique après une tentative de coup d’État. Selon les autorités congolaises, cet événement trouve son origine dans une initiative de l’opposant Christian Malanga.
Exilé aux États-Unis depuis 2012 et naturalisé américain, cet ancien militaire s’en est pris directement au Palais présidentiel (Palais de la Nation) et au domicile de Vital Kamerhe. Dans une vidéo relayée en direct sur Facebook, il affichait clairement son intention de renverser le régime de Félix Tshisekedi.
Entouré d’hommes armés en uniforme, Christian Malanga s’adressait aux Congolais et à l’armée, leur demandant de le soutenir. Il a finalement été abattu par les forces de sécurité après avoir résisté à son arrestation.
Cinquante personnes ont été interpellées dans la foulée, dont son fils Marcel et trois Américains. Le général Sylvain Ekenge a confirmé cette version des faits, écartant, dans un premier temps, l’hypothèse d’un coup de force de militaires mécontents.
À cet effet, le gouvernement a assuré avoir pris des mesures nécessaires pour renforcer la sécurité des institutions et des officiels après ces graves incidents.
Christian-Timothéee MAMPUYA