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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Lutte contre l’importation des vivres, Le riz produit à Bumba bientôt sur le marché de Kinshasa
Le Gouvernement a décidé de relancer la filière rizicole à Bumba, dans la province de la Mongala, par le projet «Riz Bumba, loso na biso». Ce projet entend structurer un circuit reliant les producteurs de riz locaux, la transformation industrielle et la distribution.
En plus, il vise à organiser un circuit économique complet qui inclut l’encadrement des cultivateurs, l’achat des récoltes, la transformation industrielle et la distribution du riz Bumba.
Le projet est présenté comme un partenariat associant l’État à un opérateur privé déjà implanté sur terrain.
Si tout marche bien, le riz produit à Bumba devrait être disponible à Kinshasa dans les prochains mois. Le Gouvernement envisage ensuite de reproduire ce modèle dans d’autres bassins de production. Il entend diversifier les produits. En plus du riz, il y a également pour le riz, le maïs, le soja, le manioc et l’huile de palme.
La relance de ce projet vient matérialiser la détermination des autorités du pays de faire prendre au sol sa revanche sur le sous-sol.
Il est inconcevable de constater que la République démocratique du Congo qui dispose de plusieurs millions de terres arables, et dont le climat est très favorable à l’agriculture, puisse importer les vivres pour nourrir sa population. Le riz par exemple, consommé par les Congolais, provient de la lointaine Chine et de Thaïlande. Pourtant, il est possible de produire notamment le riz dont la quantité est susceptible de satisfaire les besoins de la population et exporter le surplus vers d’autres pays africains.
Allouer des moyens
À l’époque coloniale et peu après l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, la RDC était un grand producteur des produits agricoles. Bien que les mines aient apporté une grande part au budget national, l’agriculture ne représentait pas un menu fretin comme aujourd’hui.
Conscient de cette situation qui est notamment à la base de la mauvaise posture de l'économie du pays, le Gouvernement s’est lancé dans la lutte pour la revalorisation de l’agriculture avec la devise «revanche du sol sur le sous-sol».
Pour atteindre cet objectif, les députés devraient allouer des moyens appropriés au ministère de l’Agriculture lors du vote de la loi des finances. L'allocation ne doit pas se limiter uniquement au niveau des écrits, mais sur le plan concret avec des décaissements, car généralement le budget voté n’est pas décaissé. C’est cette difficulté entre autres qui ne facilite pas le fonctionnement normal dudit ministère et tant d’autres.
Vu que le projet lancé dernièrement à Ebonda, à quelques kilomètres de Bumba dans la province de la Mongala met en place un circuit qui tient compte des agriculteurs et de l’achat de leurs récoltes, ce qui est une grande innovation, tout laisse croire que ledit projet produira des résultats escomptés, pour le bonheur des Congolais dont la plupart n’aiment plus consommer les produits importés.
Muke MUKE