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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
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À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Lubumbashi : plus de 50 enfants des déplacés de guerre du Kivu privés d'éducation
Au moins 54 enfants déplacés de guerre du Kivu n'ont pas repris le chemin de l'école à Lubumbashi, où ils vivent depuis plus de six mois. Parmi ces enfants figurent des orphelins, des défavorisés et des abandonnés, habitant le quartier Luwowoshi, aux encablures du marché Zambia, dans la commune Annexe.
Ces enfants sont sous la tutelle de Paul Byamungu, porte-parole autoproclamé des déplacés vivant à Lubumbashi. Avec les moyens du bord, il les encadre chaque jour. Il avoue n'avoir pas suivi de formation en pédagogie, mais sa motivation à mettre en place cette école informelle repose sur son souci d'inculquer une éducation à ces enfants afin de les épargner du vagabondage ou de la délinquance juvénile.
Dans ce hangar qui lui a été offert par " des personnes de bonne volonté ", où ces enfants se réunissent chaque matin, les conditions d'études sont difficiles. Pas de bancs ni de tableau pour étudier. Les enfants, dont l'âge varie entre 3 et 15 ans révolus, sont confinés en ce lieu dans un état piteux.
Ces enfants n'ont pas retrouvé le chemin de l'école, alors que l'enseignement de base est gratuit dans les écoles publiques. Pour leurs responsables, ces enfants manquent d'uniformes, de cahiers et d'autres objets classiques. Déjà dans une situation humanitaire fragile, ces déplacés de guerre appellent les autorités à s'impliquer pour l'éducation de leurs enfants.
Patient Mubiayi MBY, à Lubumbashi