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L'exécution de la suppression des structures budgétivores improductives marque les pas
Plus de trois mois après l´annonce par le gouvernement de la mesure portant suppression des structures budgétivores improductives, sur terrain on ne voit encore aucun résultat. Le président de la République a été amené à instruire le gouvernement à prendre des mesures urgentes et additionnelles de redressement des finances publiques à cause de la guerre injuste que le Rwanda et ses supplétifs de l´AFC/M 23 nous imposent.
Plus de trois mois après l´annonce par le gouvernement de la mesure portant suppression des structures budgétivores improductives, sur terrain on ne voit encore aucun résultat. Le président de la République a été amené à instruire le gouvernement à prendre des mesures urgentes et additionnelles de redressement des finances publiques à cause de la guerre injuste que le Rwanda et ses supplétifs de l´AFC/M 23 nous impose.
Ce conflit provoque un accroissement significatif des dépenses sécuritaires dans un contexte où le trésor public connaît une restriction drastique des ressources financières. C´est pourquoi, cette conjoncture particulière impose un contrôle rigoureux du cadre macro-économique afin de préparer l´accélération du développement économique par la mise en œuvre de mesures urgentes destinées à redresser et à assainir les finances publiques.
53 établissements publics créés
Pour ne pas conduire le pays dans le gouffre, le gouvernement a donc décidé de changer de fusil d´épaule. Lors du premier mandat du chef de l´État, il a été créé cinquante-trois nouveaux établissements publics en cours des exercices budgétaires. Il faut mettre fin à ce genre de pratique qui crée du désordre dans les finances publiques. Ces établissements, pour la plupart non productifs parce que n´apportant rien dans le trésor public, méritent justement d´être supprimés. Les recettes ainsi dégagées devraient être affectées vers les dépenses urgentes et prioritaires, et des investissements pour la création des emplois.
La Caisse nationale de péréquation visée
Dans cet ordre d´idée, il importe de se poser la question de savoir à quoi sert exactement la Caisse nationale de péréquation. Créée depuis 2013 dans le but de financer le développement des provinces les plus démunies, encore que là aussi il faille déterminer quelles sont ces entités qui ne disposent pas de ressources suffisantes, cette structure ne se fait pas sentir sur le terrain. Entretemps, le trésor public décaisse des fonds pour son fonctionnement et les salaires de son personnel.
Face à cette situation et pour matérialiser la mesure gouvernementale, le sénateur de la province de la Tshopo, Jean Bamanisa, les fonctions de la Caisse nationale de péréquation seraient mieux gérées si elles étaient directement intégrées aux ministères de Budget et des Finances. Pour lui, une telle réforme permettrait de simplifier les circuits financiers, d´éliminer les redondances administratives et de garantir une meilleure allocation des fonds de l´État.
À des grands maux des grands remèdes, dit un adage. Pour faire sortir la RDC de l´ornière, il importe de mettre en place des réformes audacieuses, notamment celle qui vise à créer un État dont les institutions sont suffisamment fortes en vue des progrès pour le bonheur des populations.
Dans cette perspective, l´Assemblée nationale, en tant qu´autorité budgétaire, est appelée à jouer un rôle de premier plan. Lors du vote de projet de loi des finances, les députés devraient jouer le jeu de l´équilibre pour éviter des disparités. Il n´est pas normal par exemple que les députés provinciaux soient payés à compte-gouttes et qu´il y ait des enseignants et des médecins qui ne soient pas payés pendant des années. Les deux chambres législatives nationales ont donc du pain sur la planche.
Du côté du gouvernement, il importe qu´il soit instauré un système de suivi des mesures prises en conseil des ministres. C´est avec justesse que le président de la République vient de décider d´évaluer régulièrement les ministres et vice-ministres pour voir qui sont ceux qui regardent dans la même direction que lui. Car, une chose est d´être nommé membre du gouvernement, une autre est d´être à la hauteur de ses responsabilités.
Muke MUKE