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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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L'État congolais a perdu 2 milliards de dollars dans le projet Mutanda Mining conclu par la Gecamines
Dans un rapport rendu public ce mercredi 20 août, l'organisation de la société civile connue sous le label " Le Congo N'est pas à Vendre (CNPAV) ", a dénoncé l'opacité dans la cession des actifs par la Générale des carrières des mines (Gécamines) au projet Mutanda Mining (MUMI), qui aurait fait perdre à l'État congolais une somme de 2 milliards de dollars américain.
D'après ses investigations, la coalition Le Congo N'est pas à Vendre a révélé que la Gecamines avait cédé ses royalties aux sociétés Mutanda et Kansuki pour l'exploitation du cobalt dans la province du Lualaba à 250 millions de dollars, dont les transactions ont été effectuées entre 2007 et 2015, " dans un contexte d'opacité, sans évaluation préalable des actifs ni appel d'offres public, en contradiction avec les conclusions de la commission de revisitation des contrats miniers en 2009 ".
Par ailleurs, selon l'analyse faite par cette ONG de la société civile, les titres miniers reçus par ces grands producteurs du cobalt, une ressource minérale recherchée dans l'évolution de la technologie, leur bénéficient jusqu'à 2 milliards de dollars américains dans la revente, au détriment de la République démocratique du Congo qui risque de perdre également une somme estimée à 600 millions USD de revenus à l'horizon 2039.
Ce rapport précise que ces contrats miniers ont été négociés sans aucune transparence par des hommes influents du régime de Joseph Kabila, en collaboration avec plusieurs entreprises, en l'occurrence Offshore, notamment Samref, Rowny Asset, Biko Invest appartenant à l'homme d'affaires israélien Dan Gertler et d'autres sociétés à l'instar de Glencore, Bazano et HGR, dont les acteurs principaux ont été sanctionnés par des instances internationales.
La Coalition " Le Congo N'est pas à Vendre " appelle le gouvernement congolais à considérer ces résultats d'enquête afin de faire " une évaluation indépendante et systématique " de toutes les transactions et les procédures de cessions de royalties au projet Mutanda Mining (MUMI) pour mettre en place des mesures claires qui vont faire toute la lumière sur ce contrat dans la transparence et la justice pour les intérêts de la population.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi