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Les réactions des acteurs de la crise dans l'est de la RDC sont mitigées face à l'invitation de la Fondation Thabo Mbeki pour une conférence en Afrique du Sud. En République démocratique du Congo, les réactions se multiplient face au projet de conférence
Les réactions des acteurs de la crise dans l'est de la RDC sont mitigées face à l'invitation de la Fondation Thabo Mbeki pour une conférence en Afrique du Sud.
En République démocratique du Congo, les réactions se multiplient face au projet de conférence que la Fondation Thabo Mbeki doit accueillir, du 3 au 6 septembre prochain, à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Une conférence en faveur de la paix et la sécurité qui devrait servir de cadre de dialogue entre les différents acteurs de la crise. Cependant, la rébellion de l'AFC-M23 a décliné l'invitation, le Rwanda n'y semble pas favorable, et les autorités congolaises se méfient de cette initiative.
Les chances semblent réduites pour la fondation de l'ancien président sud-africain d'accueillir le nombre d'invités prévu. Le pouvoir de Kinshasa, bien qu'il affirme soutenir toute initiative en faveur de la paix, n'a pas vraiment confiance en Thabo Mbeki, qu'il accuse d'aggraver la crise dans l'est de la RDC.
Pas de participation des rebelles
Adolphe Amisi Makutano est un cadre de l'Union pour la démocratie et le progrès social, l'UDPS, le parti du président Félix Tshisekedi. Il estime que "Thabo Mbeki, même en suivant ses discours, vous comprendrez que c'est quelqu'un qui est hostile à ce pouvoir. Nous accordons de l'importance à toute initiative qui va dans le sens de la paix. Mais, il est essentiel que ces initiatives soient sincères, inclusives et qu'elles ne servent pas de cadre pour reproduire les schémas qui ont contribué à l'instabilité".
Selon une source proche de la Fondation Thabo Mbeki, les rebelles de l'AFC-M23, dont le coordonnateur, Corneille Nangaa, ont également reçu l'invitation, mais ils ont annoncé qu'ils ne pourront pas participer.
Dans le camp de l'ancien président congolais, Joseph Kabila, on affirme ne pas connaître grand-chose de cette initiative.
Une initiative cependant soutenue par la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu. Prince Epenge, porte-parole de la coalition, ne voit aucun inconvénient, pour sa famille politique, de prendre part à cette conférence. Pour lui, "la fondation a mis en avant la réflexion de tous les Congolais conviés pour proposer les différentes solutions devant ramener la paix, devant mettre fin à la guerre, devant promouvoir la coexistence pacifique au Congo et dans la sous-région. Nous pensons qu'il n'y a pas d'inconvénient. Nous allons voir dans quelle mesure Lamuka peut y envoyer ses représentants".
La méthode de la Fondation
L'analyste Justin Kamilolo, de la Dynamique des politologues du Congo, la Dypol, critique pour sa part la méthode employée par la Fondation Thabo Mbeki. Selon lui, "appeler les gens comme ça, des gens qui sont en conflit, sans connaître la vraie position même de la Fondation Thabo Mbeki, ne pouvait pas rassurer les parties prenantes. D'où, le refus de l'AFC-M23, même si nous savions déjà que le gouvernement de Kinshasa n'allait pas accepter de participer à une telle messe, parce que l'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, est soupçonné d'être de connivence avec Joseph Kabila qui, pour le régime de Kinshasa, est le maître de l'AFC-M23".
La conférence de Johannesburg interviendra alors que les Congolais attendent le dialogue national. Un projet porté par les Eglises catholique et protestante, dont les leaders ont récemment présenté la feuille de route. Ils sont également parmi les invités de la Fondation Thabo Mbeki.
Jean-Noël Ba-Mweze/https://www.dw.com/
*Le titre est de Forum des As