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Les municipales renvoyées aux calendes grecques !
Les élections des maires, maires adjoints, des bourgmestres et bourgmestres adjoints sont-elles renvoyées sine die? La question vaut la peine d'être posée étant donné que les élus de deux chambres législatives n'ont pas inscrit les dépenses y relatives dans la loi de finances de l'exercice 2026.
Ces scrutins auraient dû être organisés en principe quelques mois après les élections générales qui se sont tenues le 23 décembre 2023 sur tout le territoire national. Alors que tous les élus issus de ces joutes électorales, en commençant par le président de la République et les députés nationaux et provinciaux, les conseillers municipaux n'ont pas encore été jusqu'à présent installés. Leurs mandats n'ont pas encore été non plus validés.
Dans ces conditions, ils ne peuvent pas mettre en place leurs bureaux et procéder à l'élection des maires, maires adjoints ainsi que des bourgmestres et bourgmestres adjoints. La conséquence directe de ce blocage des scrutins au niveau local est que le pays fonctionne à deux vitesses.
Au sommet de l'État, nous avons des dirigeants légitimes émanant de la volonté populaire, mais au niveau local, base du pouvoir, les autorités assument leurs responsabilités à titre intérimaire. Cette situation n'est pas normale. Elle mérite d'être corrigée dans les délais raisonnables pour la bonne marche des institutions à tous les niveaux.
Que faire à présent dès lors que le chef de l'État a déjà promulgué le budget voté par les députés et les sénateurs ? Ne rien envisager signifie la non-organisation de ces élections et le maintien du statu quo actuel. Ce scénario risque de provoquer un antécédent aux conséquences lourdes pour la démocratie rd congolaise.
TROUVER DES FONDS EXTRA BUDGETAIRES POUR PALLIER CE DEFICIT
Si les élections des autorités locales ne sont pas organisées tel que prévu par la constitution, qu'en sera-t-il en 2028? Quel parti politique prendra le risque de dépenser des fonds pour présenter des candidats aux élections municipales dès lors que la triste expérience de 2023 demeure vive dans la mémoire populaire ? En tout cas, nous risquons de connaître un boycott de ces scrutins. Pour qu'on n'en arrive pas là, le gouvernement est invité à inventer toute sorte d'initiative pour éviter que le pays continue de marcher à deux vitesses. Il peut envisager de trouver des fonds extra budgétaires pour organiser ces élections locales, en réduisant au strict minimum les dépenses y afférentes.
Actuellement, ceux qui dirigent le pays à la base à titre intérimaire n'ont pas le cœur à l'ouvrage. Ils se préoccupent plus de leur avenir après leur mandat. La preuve est qu'ils ne posent aucun acte allant dans le sens de faire progresser leurs entités. À Kinshasa, par exemple, les bourgmestres a.i ont croisé les bras attendant que tout, alors tout, soit fait par le gouvernement provincial ou central. C'est pourquoi, même les travaux communautaires appelés généralement 'salongo' ont échoué parce qu'ils ne s'y sont pas impliqués. C'est le cas avec d'autres mesures prises par les autorités de la ville ou du gouvernement central, qui n'ont connu aucun effet palpable. Le moins que nous puissions recommander aux autorités est de faire partir ces intérimaires et les remplacer par les hauts gradés de l'administration municipale, pour éviter la descente aux enfers de nos communes et villes.
Muke MUKE