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Les cultivateurs de Lubero obligés de verser environ 5 USD aux miliciens, déplore la société civile
Des miliciens Maï-Maï du groupe Ngolenge Kadima, actifs dans la localité de Kamandi dans le sud du territoire de Lubero, au Nord-Kivu imposent aux cultivateurs de leur verser jusqu’à 10 000 Francs congolais (5 USD) par mois avant d’accéder à leurs champs. La société civile locale a dénoncé ces faits, mardi 7 septembre, dans une déclaration faite à Radio Okapi.
La société civile témoigne que ces miliciens viennent de la localité Kianika, à près de 10 km de la rivière Rwindi qui sépare les territoires de Lubero et de Rutshuru. Elle précise que c’est depuis la dernière semaine du mois d’août que cette milice avait remis des jetons aux cultivateurs de Vyangungu, Kasoko, Kitetsa, Kabenete, Kazaroho, Kahwa et Kitsombero.
Des faits confirmés par les cultivateurs de café. Ils affirment avoir reçu un jeton de 10 000 Francs congolais tandis que les propriétaires des champs de manioc ont reçu chacun un jeton de 5 000 Francs congolais (2.5 USD).
Cette situation a poussé les habitants de Kamandi à ne plus se rendre aux champs, craignant d’y rencontrer ces miliciens. La société civile appelle à une intervention urgente de l’armée pour protéger la population et permettre aux cultivateurs d’accéder à leurs champs sans difficultés. L’administrateur du territoire de Lubero, le colonel Dona Ndonda Mandonga, dit avoir été alerté à ce sujet. Il affirme avoir dépêché des militaires sur place pour sécuriser la population et mettre fin au rançonnement des cultivateurs. Radio Okapi