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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Les chauffeurs de taxis et taxis-bus repris avec les demi-terrains
L’hôtel de Ville a déployé une véritable armada sur les routes de Kinshasa pour effectuer les contrôles des documents de véhicules.
Pour éviter de compliquer la tâche à la population pour leurs déplacements, les autorités ont accordé un temps de répit aux véhicules assurant les transports en commun. Mais contre toute attente, au lieu de répondre par la courtoisie face à ce geste de l’hôtel de Ville, les chauffeurs de taxis et taxis -bus défient le plus officiellement du monde l’autorité en recourant à la pratique de demi -terrain. Il s’agit pour eux de sectionner un trajet en plusieurs arrêts. Ainsi par exemple, de la ville à Kintambo Magasin, ils embarquent les passagers en ville pour les déposer au Rond-Point Mandela. De là, ils les amènent à Magasin. Pour un trajet où il faut débourser 1000 FC, le pauvre passager, sans aucun moyen de défense, est contraint de se soumettre au diktat des chauffeurs qui se conduisent comme dans un territoire conquis.
Ce qui énerve les Kinois est le fait que ces inciviques étalent leur forfaiture sur la place publique, au vu et au su des éléments de la police spéciale de circulation routière (PSCR) qui laissent la population à la merci de ces voyous. Pourtant, il y a lieu de faire d’une pierre deux coups. Au même moment où ils contrôlent les documents requis, quand bien même il y a une sorte de moratoire, les agents de l’ordre doivent interdire les chauffeurs à violer les tarifs des frais de transport fixés par l’exécutif provincial de Kinshasa.
Réduction des embouteillages
Depuis le début de contrôle déclenché par l’hôtel de Ville, l’on constate une légère diminution des embouteillages dans les rues de Kinshasa, surtout dans la partie ouest. Au vu de ce constat, d’aucuns se posent la question de savoir si ce phénomène n’est pas dû au fait que les propriétaires de véhicules privés ont fui les routes pour se soustraire aux menaces de policiers. Lorsque le contrôle des taxis et taxis -bus reprendra, la fluidité sera sans doute beaucoup plus remarquable qu’à l’heure actuelle, et ce à l’entière satisfaction des passagers. À ce propos, il faudra que le contrôle technique soit renforcé vu que plusieurs taxis -bus qui sont à la base de la plupart des accidents ne répondent pas aux critères requis de sécurité. Les contrôleurs déployés par l’hôtel de Ville devraient s’abstenir de toute forme de complaisance dans cette opération. Il faut mettre fin à la récréation qui n’a que trop duré.
Dans le même registre, l’exécutif provincial est invité à programmer le contrôle des motos taxis qui se comportent comme s’ils se trouvaient dans la jungle.
Muke MUKE