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Les Ahmadis appelés à mener une vie de sainteté
La Communauté musulmane Ahmadiyya au Congo (COMACO) célèbre ce lundi matin la fête de «Udl-Filtr» marquant la fin du mois sacré de Ramadan. Ces festivités se dérouleront au complexe Don Bosco, à Masina/Petro Congo,
Représentant légal de la communauté musulmane Ahmadiyya en RDC, l’imam Khalid Mahmood s’est entretenu le samedi 30 avril dernier à Kinshasa avec la presse sur ce sujet, afin de définir les contours de cette célébration au public.
«Nous sommes contents d’arriver à la fin du Ramadan et d’avoir pu atteindre plusieurs objectifs dont celui de nous rapprocher de notre Dieu. Même si ce but est atteint, nous ne devons pas dormir sur nos lauriers, mais, plutôt nous devons plutôt continuer à vivre cette sainteté toute notre vie».
Durant le mois de Ramadan, les musulmans doivent, selon la coutume islamique, observer un temps de jeûne qui va du matin jusqu’au soir. Ils doivent également se priver de faire des rapports sexuels. Mais tout cela ne suffit pas. Ce que Dieu attend de chaque musulman pendant le Ramadan, c’est d’abandonner les péchés et vivre une vie saine même après le Ramadan, fait savoir l’imam Khalid Mahmood.
C’est également une période propice pour les islamistes, de fournir des efforts pour se rapprocher de leur Créateur à travers le jeûne, la prière, et le sacrifice.
Les cinq piliers de l’islam à savoir, la profession de foi, la prière, l’aumône, le Ramadan, le pèlerinage à la Mecque, sont comme les maillons d’une chaîne. Ils doivent être scrupuleusement respectés.
Faire l’aumône, bannir les désordres sur les lieux publics
Pendant ce mois, il est recommandé à chaque musulman de faire les aumônes (Zakat-El-Filtr) et, en même temps, de procéder au partage des vivres et non vivres aux nécessiteux. Cette année, la COMACO a partagé des vivres et non vivres à plus ou moins 3000 familles pour célébrer cette fête.
Au cours de ces échanges, le représentant légal de la COMACO a condamné le désordre perpétré lors d’un rassemblement organisé l’année dernière au stade des Martyrs et qui a occasionné des dégâts matériels.
Pour lui, les autorités devaient sanctionner les inciviques qui ont saboté de biens de l’Etat et perturbé ainsi l’ordre public. Il estime qu’on ne peut pas lier ce désordre à l’ensemble de la religion islamique, même si ces actes ignobles ont été commis lors d’un rassemblement des musulmans.
A son humble avis, l’autorité urbaine ne devait interdire ce genre de rassemblement suite à ces incidents. En effet, lors de ces rencontres, les chefs religieux musulmans en profitent pour, non seulement édifier leurs fidèles sur l’obéissance de Dieu, mais aussi et surtout pour les éduquer au respect des biens publics. Fyfy Solange TANGAMU