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Le Syeco en sit-in aujourd’hui devant la Fonction publique
Le collectif de syndicalistes du Syndicat des écoles conventionnées catholiques (SYECO), organise ce vendredi 6 mai, un sit-in devant le ministère de la Fonction publique, pour manifester contre le familialisme érigé en système, au Service de contrôle de la paie des enseignants (SECOPE). C’est ce qu’annonce le patriarche et inamovible Secrétaire général du Syeco, Jean-Bosco Puna, dans un message transféré de nombreuses fois sur les réseaux sociaux.
Infatigable défenseur de la juste cause de l’enseignant de l’école catholique, Jean-Bosco Puna -le même- dénonce ce qu’il qualifie de « Kazadisation » (pas la peine d’ouvrir son lexique)de ce service stratégique, chargé de veiller au circuit de paie des professionnels de la craie, au niveau de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), sur l’ensemble du pays.
« Du jamais vu ! La famille Kazadi vient de battre un record inédit, en recrutant et affectant sœurs, petites sœurs, grands-frères, maris, cousins et cousines au Secope national. Kazadi Papy, Kazadi Rose, Kazadi Christelle et son époux, Kazadi Anicet, Kazadi Léonie, Mwaba Kalombo…Le patronyme dit tout. Loin d’être une simple coïncidence de lien d’homonymie, il s’agit-là des personnes issues d’une même famille que le ministre de tutelle a engagées dans un même service de l’Etat. Depuis que le Secope existe, c’est la toute première fois pour nous, d’assister à une « familialisation »de ce service. Trop, c’est trop ! », hurle Jean-Bosco Puna.
Dans les milieux de certains syndicalistes de l’EPST, on accuse le ministre de tutelle, la Secrétaire générale à l’EPST et le directeur général du Secope, d’être à la base d’un recrutement sur fond de clientélisme et de tribalisme au sein de ce service.
Toutefois, le collectif de syndicalistes du Syeco reste convaincu qu’il n’est pas trop tard pour redresser la situation qu’il dénonce.
Ainsi, ils considèrent leur sit-in de ce vendredi devant le ministère de la Fonction publique, comme un moyen légal, non seulement d’exprimer leur désapprobation collective de ce qui se passe au Secope. Mais aussi et surtout, comme la formule la plus directe de solliciter l’implication personnelle du patron de l’Administration publique, le tonitruant Jean-Pierre Lihau afin de mettre fin à ce qu’ils qualifient de désordre caractérisé au Secope national.
De mémoire d’homme, Jean-Bosco Puna dit n’avoir aucune souvenance d’une situation similaire par le passé. «Même les familles Mangobe, Mwangu, Bakonga, pour ne citer que les trois, n’avaient jamais engagé autant de leurs membres, comme l’ont fait leurs successeurs. Lors du sit-in de ce vendredi, nous allons tout mettre sur la place publique. A savoir, les photos et l’arrêté ministériel portant nomination des 57 personnes, signé au mois d’avril dernier par Tony Mwaba», conclut Jean-Bosco Puna. Grevisse KABREL