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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
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Le Service national offre 750 bancs pupitres au Complexe scolaire kimbanguiste 3 et à EP 1 Kisolokele
Les cris d’enfants, les notes puissantes d’une fanfare kimbanguiste et des pas de danse improvisés : c’est dans une atmosphère festive et émouvante que le Complexe scolaire kimbanguiste de Kimbanseke 3 a accueilli, hier mardi, la délégation du Service national. Dans ses bagages, 500 bancs-pupitres flambant neufs, produits par d’anciens kuluna reconvertis en artisans. Un geste simple, mais d’une portée immense pour des milliers d’élèves qui rêvaient depuis longtemps d’apprendre dans la dignité.
Jusqu’à hier, plus de 2 000 élèves de cet établissement scolaire se serraient, parfois assis à même le sol, dans des conditions d’études jugées indécentes. À l’EP 1 Kisolokele, dans la commune de Kasa-Vubu, la situation n’était guère meilleure. Là aussi, la caravane du Service national a fait halte, offrant 250 bancs, inaugurant une ère de jours meilleurs.
Pour ces établissements, cette dotation sonne comme une libération. Les sourires des enfants, leurs applaudissements et les chants qui ont résonné dans les cours d’école en disent long : le 16 septembre restera gravé comme le jour où leur classe a retrouvé des bancs et, avec eux, un peu de dignité.
“Notre mission est claire : pas d’école publique sans bancs “
S’exprimant devant élèves et enseignants, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, Commandant du Service national, a rappelé le sens de cette initiative :
“C’est sur instruction du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, que nous remettons ces bancs pour améliorer les conditions d’accueil et d’études des élèves. Après les écoles officielles, catholiques et protestantes, c’est au tour des écoles kimbanguistes de bénéficier de cette opération. Notre mission est claire : pas d’école publique sans bancs”, a-t-il martelé.
Dans ses propos transparaît une volonté ferme : celle de traduire la vision présidentielle en actes concrets, en installant des ateliers modernes capables de produire à grande échelle pour équiper toutes les écoles publiques du pays.
L'émotion était palpable
Du côté des responsables scolaires, l’émotion était palpable. L’un d’eux a tenu à exprimer sa gratitude :
« Nous remercions le Président de la République et le Service national. Avec la gratuité de l’enseignement, le nombre d’élèves a explosé, mais nos classes manquaient de bancs. Aujourd’hui, cette dotation va améliorer la qualité de l’apprentissage et redonner confiance à nos enfants », a-t-il déclaré.
Particularité de cette initiative : les bancs distribués sont fabriqués par des jeunes autrefois en rupture avec la société, d’anciens kuluna désormais engagés dans la production. Une manière de démontrer que la réinsertion et le travail peuvent transformer des destins et participer à la reconstruction du pays.
Le Service national n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. La caravane se poursuivra à travers la République, avec le même objectif : renforcer les capacités d’accueil des écoles et offrir à chaque élève congolais un cadre d’apprentissage digne.
Dans les cours de Kimbanseke et de Kasa-Vubu, hier mardi, l’image de centaines de bancs alignés, prêts à accueillir des générations d’écoliers, a résonné comme un symbole. Celui d’un pays qui croit en son avenir et qui choisit de bâtir, banc après banc, l’école de demain.
Jérémie ASOKO