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Le satisfecit de Mupepele au comité directeur du CEEC
L’ancien Directeur général du Centre d’expertise, d’evaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), Léonide Mupepele, admire le nouveau laboratoire d’analyses chimiques que cet établissement public vient d’ériger. Inauguré le 27 juin dernier, à Kolwezi dans la province du Lualaba, ce laboratoire est équipé d’appareils dernier cri pour la préparation des échantillons et d’analyse. Ledit laboratoire permettra dorénavant à la République démocratique du Congo de détecter les sous-produits contenus dans les métaux majeurs, d’en évaluer la valeur réelle et d’augmenter les recettes de ce secteur. Monté sur fonds propres du CEEC, il tient compte des normes environnementales.
Dans une interview accordée à la Rédaction du magazine NRessources, Léonide Mupepele, fait l’éloge de cette réalisation par le fait de l’évaluation des sous-produits miniers soulevée à son époque devient enfin une réalité, grâce à ce laboratoire évalué en termes de millions de dollars américains.
En tant qu’ancien DG de cet établissement, Léonide Mupepele est fier de l’inauguration de ce laboratoire. » Je suis fier comme je l’ai dit à l’équipe managériale du CEEC. Parce qu’en 2008, lorsque j’arrive au Katanga pour implanter le CEEC dans le cœur de la filière cuivre-cobalt, mon rêve était évidemment de doter le Katanga d’un laboratoire de ce niveau. J’avais commencé. Mais malheureusement, les politiques en avaient décidé autrement. Aujourd’hui, je m’aperçois que la graine que nous avions laissée là a germé. Elle a poussé. Et ce laboratoire en est le fruit. Donc, je suis comblé. Je suis fier que ceux que j’ai laissés là-bas, l’aient réalisé« .
A la question de savoir ce que ce laboratoire pouvait apporter à la RDC, le DG honoraire a présenté les avantages d’une telle acquisition. » Je voudrais donner une petite description pour les experts ou ceux du domaine, qui nous suivent. Il y a d’abord dedans, un laboratoire d’analyses. Vous avez deux spectromètres d’émission qui ont une très grande précision, qui sont des appareils extrêmement perforants, pouvant analyser jusqu’au dixième du PPM. Donc, ils peuvent vous donner les teneurs qui sont exprimées en termes de trace et l’ultrace. Comme vous le savez, les métaux précieux et rares qui accompagnent les métaux majeurs, de cobalt et de cuivre, en l’occurrence, ces métaux en trace faibles teneurs « .
Et de préciser, « il nous, faut des appareils performants de ce type pour pouvoir les détecter. Donc, en dehors de ces deux spectromètres d’émission types, il y a les spectromètres d’absorption atomique qui est de la dernière génération. Parce que celui qui était là, avait été acheté à l’époque et était également d’absorption atomique. Ici, c’est l’absorption atomique à flamme, peu importe ses détails. Ceci, pour dire que c’est le dernier né de cette série. Vous avez aussi d’autres spectromètres de type à fluorescence qui sont également des appareils de très grande précision. Mais en amont, de tout cela, vous avez un certain nombre d’appareils qui vous permettent de préparer les échantillons dans des normes modernes avec la plus grande précision et la plus grande fiabilité « .
Abondant toujours dans le même sens, le DG honoraire du CEEC, indique que ce qu’il a admiré davantage, une cerise sur le gâteau comme on dit, dans ce laboratoire, c’est l’espace aménagé pour faire des analyses chimiques en se basant sur nos anciennes méthodes. Dans tout ça, ce sont des méthodes qui ont une très grande fiabilité ou qui permettent, à côté des analyses avec des appareils, des spectromètres, d’obtenir des résultats sur la base des analyses chimiques qui sont bonnes manuellement comme au bon vieux temps, avec la chimie analytique.
Il a, par ailleurs, donné de plus amples indications sur les fonctionnalités de ces équipements. » Ces équipements peuvent tout analyser. Quand je dis tout, c’est d’abord en ce qui concerne les produits d’exportation, que ce soit le cuivre en cathode ou le cobalt qui se présente généralement sous forme de produit fini : le cobalt qu’on exporte. Tous ces produits peuvent être analysés dans ce laboratoire, les concentrer dans les filières avec précision et fiabilité » explique l’expert minier.
Tout en précisant que même l’or peut aussi être analysé dans ce laboratoire. « Je voudrais aussi insister que les produits qui viennent du chantier, les produits artisanaux ont été installés au cœur du centre de négoce pour que les artisanaux, qui généralement, sont plus ou moins à la merci des acheteurs, qui avec leurs analyses, manipulent à leur manière ces minerais » fait savoir Léonide Mupepele. FST