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Le REFESU désormais fournisseur de bouteilles en plastique à KinToko
Le Réseau de femmes de l’Enseignement supérieur et Universitaire (REFESU) est désormais fournisseur de bouteilles en plastique auprès de l’entreprise KinToko. Selon un partenariat formel entre cette structure qui fait de l’assainissement du milieu son cheval de bataille et cette entreprise verte, cette dernière va commencer à livrer au REFESU les emballages devant servir à mettre des déchets en plastique.
»Le partenariat consiste en ce qu’il nous livre les emballages et nous relevons le défi de les remplir avec des bouteilles en plastique en l’espace de dix jours », précise Béatrice Makaya Mazianda, initiatrice et conceptrice du projet »Kinshasa zéro bouteilles dans les milieux universitaires’. Depuis le lancement dudit projet, l’on s’active au niveau du site d’entreposage de l’ISP, considéré comme site pilote à remplir les sacs de bouteilles en plastique à livrer à cette entreprise verte. Au fait, KinToko a besoin de fournisseurs des bouteilles en plastique. D’après Béa Makaya Mazianda, le REFESU assainit et leur vend ces déchets en plastique à raison de 100Fc le Kg. Pour que cette entreprise vienne les récupérer, il faut arriver à rassembler en dix jours maximum 20 sacs de 20Kg chacun. Mais si l’on y parvenait alors les ramasseurs n’auront qu’à se débrouiller pour les transporter jusqu’à les déposer chez KinToko. Elle reconnait que c’est un parcours de combattant pour y arriver. Et ce n’est pas pour des raisons pécuniaires qu’elle s’est engagée mais plutôt un combat pour assainir la capitale et en amont parvenir à changer la mentalité des gens. » Le travail est rude, difficile pour arriver à remplir un gros sac à 2000Fc seulement. Mais nous ne les remplissons pas avec des lunettes de commerce, mais avec celles de développement durable, d’assainissement et avec des lunettes d’éviter la catastrophe environnementale parce que les bouteilles en plastique sont vraiment une catastrophe. Si nous n’y prenons garde, nous allons tous disparaître », estime l’initiatrice du projet et SG du REFESU ». Elle insiste en disant que » les bouteilles en plastique sont partout. Mais pour les ramasser, il faut avoir seulement la stratégie, de l’énergie et du temps ».
Au regard des milliers de plastiques qui sont déversées dans la ville chaque jour, elle appelle à l’implication de tous pour mener un combat commun, particulièrement, des étudiants en Environnement. L’union fait la force, dit-on.
Elle rassure que KinToko est une industrie verte qui est là pour transformer les déchets en plastique en matière première pour les entreprises qui fabriquent des plastiques ». Le projet est toujours dans sa première phase qui cible les universités et les Instituts supérieurs de l’axe 24 novembre. Avec le temps, elle s’étendra dans tous les milieux universitaires. DB